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	<title>L&#039;économiste Sénégal &#8211; Le journal des décideurs</title>
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	<description>L&#039;économiste Sénégal c&#039;est un site d&#039;information spécialisé dans l&#039;économie, la finance et la bourse</description>
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	<item>
		<title>Sénégal : Les députés rejettent la Loi de finances rectificative 2026</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/senegal-les-deputes-rejettent-la-loi-de-finances-rectificative-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2026 18:48:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L'EconomisteduSénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[Les députés sénégalais ont rejeté à une large majorité, le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l&#8217;année 2026, à la suite de la question préalable soulevée par un député du parti PASTEF- Les Patriotes, majoritaire au parlement, qui avait appelé au rejet de la poursuite de l&#8217;examen du texte budgétaire présenté par le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les députés sénégalais ont rejeté à une large majorité, le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l&rsquo;année 2026, à la suite de la question préalable soulevée par un député du parti PASTEF- Les Patriotes, majoritaire au parlement, qui avait appelé au rejet de la poursuite de l&rsquo;examen du texte budgétaire présenté par le gouvernement.</p>
<p>Le député Amadou Ba a principalement mis en avant des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires du gouvernement. Ainsi, sur les 165 députés que compte l’Assemblée nationale, 132 ont pris part au vote, dont 17 par procuration. Au décompte officiel des voix, 109 parlementaires se sont prononcés en faveur de la question préalable, 20 ont voté contre et 3 se sont abstenus. Le PLFR 2026 avait déjà été rejeté à deux reprises par la commission des finances et du contrôle budgétaire de l&rsquo;Assemblée.</p>
<p>Le texte avait été examiné en plénière en début de semaine, avant d’être renvoyé en commission. Le gouvernement avait demandé et obtenu ce renvoi. Il avait ensuite répondu aux préoccupations de la commission, formulées dans un mémorandum qui détaille notamment les contraintes budgétaires, le financement du déficit, les subventions à l’énergie et le règlement des arriérés de paiement.</p>
<p>Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, formation au pouvoir, a annoncé dans la foulée qu’il n’adopterait pas en l’état le PLFR 2026, reprochant au gouvernement de n’avoir apporté aucune modification au texte présenté lors du premier examen en commission.</p>
<p>Le groupe parlementaire de la majorité avance cinq principaux motifs pour justifier sa position. Les députés affiliés à ce parti dénoncent notamment « un manque de sincérité budgétaire concernant le déficit et la dette, ainsi que l’inefficacité des mesures de lutte contre la cherté de la vie et de protection du pouvoir d’achat ».</p>
<p>Ils s’insurgent aussi contre ce qu’ils qualifient « d’incohérence dans les choix d’investissement public et les priorités sociales, un déficit de transparence dans la communication de documents jugés essentiels à la compréhension du PLFR, ainsi que le refus de rationaliser les agences et d’encadrer les fonds spéciaux ».L&rsquo;EconomisteduSenegal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La CEA exhorte l’Afrique de l’Ouest à placer l’emploi des jeunes au cœur de la transformation économique</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/la-cea-exhorte-lafrique-de-louest-a-placer-lemploi-des-jeunes-au-coeur-de-la-transformation-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 20:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[CEA- BSR/AO]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
		<category><![CDATA[uneca]]></category>
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					<description><![CDATA[La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a exhorté les gouvernements ouest-africains à placer l’emploi des jeunes au centre de leurs stratégies de transformation économique. Cet appel a été lancé à l’ouverture de la vingt-neuvième session du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts pour l’Afrique de l’Ouest (CIHFEAO), qui s’est tenue du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a exhorté les gouvernements ouest-africains à placer l’emploi des jeunes au centre de leurs stratégies de transformation économique.</p>
<p>Cet appel a été lancé à l’ouverture de la vingt-neuvième session du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts pour l’Afrique de l’Ouest (CIHFEAO), qui s’est tenue du 28 au 30 octobre 2026, à Freetown, en Sierra Leone.</p>
<p>La session est organisée par le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA (CEA/BSR-AO), en collaboration avec le ministère de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone.</p>
<p>A cet, effet, la CEA invite les gouvernements ouest-africains à établir un lien entre les investissements dans le capital humain, les possibilités d’emplois productifs, le développement industriel et l’intégration économique régionale.</p>
<p>Placée sous le thème « Libérer le potentiel des jeunes en Afrique de l’Ouest : leviers pour l’emploi, la transformation économique et la résilience », la rencontre a réuni des représentants des 15 pays de la sous-région, ainsi que des institutions régionales et internationales, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des partenaires au développement, des représentants du secteur privé, des organisations de la société civile et d’autres experts.</p>
<p>S’exprimant au nom du Vice-Président de la République de Sierra Leone, la ministre de la Planification et du Développement économique, Kenyeh Barlay a appelé les pays participants à traduire les délibérations de la rencontre en engagements mesurables en faveur de l’autonomisation des jeunes.</p>
<p>Elle a souhaité que la session puisse aboutir à une Déclaration de Freetown sur l’autonomisation des jeunes en Afrique de l’Ouest, axée sur l’action, assortie d’objectifs à court terme, « clairs et mesurables ».</p>
<p>Selon elle, cette Déclaration devrait engager les gouvernements ouest africains, les institutions et les partenaires à prendre des mesures concrètes en faveur des jeunes de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>La ministre sierra léonaise de la Planification et du Développement économique a révélé que son pays est « prêt » à montrer l’exemple invitant chaque État membre à faire de même.</p>
<p>Mme Ngone Diop, Directrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA , a souligné l’ampleur de l’opportunité démographique dont dispose la région et l’urgence de créer un environnement économique permettant aux jeunes de contribuer pleinement au développement.</p>
<p>« En 2026, on estime que 60,9 % de la population de l’Afrique de l’Ouest a moins de 25 ans. Ici, en Sierra Leone, cette proportion est d’environ 57,8 %. Ces chiffres représentent un potentiel humain, une capacité d’innovation et une capacité productive extraordinaires », a-t-elle déclaré.</p>
<p>« Ces réalités mettent en évidence une exigence fondamentale en matière de politiques publiques. Nous devons aller au-delà d’une approche qui considère l’emploi des jeunes comme un défi isolé et le placer au cœur de nos stratégies de transformation économique. Libérer le potentiel des jeunes exige de relier les investissements dans le capital humain à la transformation de nos économies », a-t-elle ajouté.</p>
<p>Mme Diop a souligné que la jeunesse de la population régionale peut devenir un puissant moteur de développement si elle bénéficie de politiques favorisant l’accès à des compétences adaptées, à des emplois productifs, à l’entrepreneuriat et aux opportunités économiques. Cela nécessite un meilleur alignement entre les systèmes éducatifs et les besoins du marché du travail, des investissements accrus dans les secteurs productifs et une coopération régionale plus efficace afin de multiplier les possibilités à grande échelle.</p>
<p>La Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Sierra Leone, Mme Seraphine Wakana, a, pour sa part, mis en avant l’importance d’une collaboration durable entre les gouvernements, les institutions régionales et les partenaires au développement pour faire progresser des solutions concrètes aux défis de développement de la région.</p>
<p>« (…) Ce forum constitue une plateforme permettant aux gouvernements, aux institutions régionales, aux partenaires au développement, au monde universitaire, à la société civile et au secteur privé d’échanger leurs expériences et de dégager des solutions pratiques », a-t-elle dit, avant d’encourager tous les participants à prendre part aux échanges avec ouverture et dans un esprit constructif.</p>
<p>« Faisons de cette session une occasion non seulement d’évaluer les défis, mais aussi de faire avancer des recommandations concrètes et des partenariats susceptibles d’accélérer les progrès dans toute la région », plaide Mme Seraphine Wakana, invitant les gouvernements des pays ouest africains de « passer des ambitions à la mise en œuvre, des discussions à l’action, et des initiatives isolées à des réponses coordonnées et porteuses de transformation. »</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSénégal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dr Edoh Kossi AMENOUNVE honoré du Prix HERMES de l&#8217;Université Laval, au Canada</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/dr-edoh-kossi-amenounve-honore-du-prix-hermes-de-luniversite-laval-au-canada/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 23:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourses]]></category>
		<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[BRVM]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Edoh Kossi AMENOUNVE]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM,a reçu le 30 octobre 2026 à la Faculté des Sciences de l&#8217;Administration (FSA) de l’Université Laval (ULaval) au Canada, le Prix HERMES DE CARRIÈRE. Le Prix HERMES de l&#8217;Université Laval est un ensemble de distinctions honorifiques prestigieuses décernées chaque année par la FSA ULaval, depuis 1977. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM,a reçu le 30 octobre 2026 à la Faculté des Sciences de l&rsquo;Administration (FSA) de l’Université Laval (ULaval) au Canada, le Prix HERMES DE CARRIÈRE.</p>
<p>Le Prix HERMES de l&rsquo;Université Laval est un ensemble de distinctions honorifiques prestigieuses décernées chaque année par la FSA ULaval, depuis 1977.</p>
<p>Son but principal est de célébrer le succès, le leadership et l&rsquo;impact de ses diplômés à travers le monde. Le prix tire son nom d&rsquo;Hermès, le Dieu grec du commerce, des voyageurs et des échanges.</p>
<p>Dans le contexte universitaire, cette figure symbolise : (i) l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise et l&rsquo;innovation; (ii) la capacité à bâtir des ponts entre le monde académique et le milieu des affaires; (iii) l »excellence en gestion et le rayonnement international.</p>
<p>Spécifiquement, le prix HERMES DE CARRIÈRE est la plus haute distinction décernée par la FSA ULAVAL aux diplômés de la faculté, pour honorer une carrière professionnelle exceptionnelle, un leadership remarquable et une contribution majeure à la société.</p>
<p>Pour le Doyen de la FSA, Franck PONS, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE reçoit le Prix HERMES DE CARRIÈRE pour célébrer toutes les valeurs qu&rsquo;il incarne.<a href="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-5643 size-full" src="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX.jpg" alt="" width="960" height="1280" srcset="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX.jpg 960w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX-225x300.jpg 225w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX-768x1024.jpg 768w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX-150x200.jpg 150w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX-300x400.jpg 300w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/DEUX-696x928.jpg 696w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></p>
<p>Le Doyen a relevé que Dr Edoh Kossi AMENOUNVE a toujours répondu présent aux sollicitations de la Faculté, malgré ses responsabilités. Depuis des années, il a partagé son expertise dans les colloques, contribué aux réflexions sur l&rsquo;Afrique et ses perspectives de développement et soutenu la volonté de FSA de développer les liens entre l&rsquo;Université Laval et le continent africain</p>
<p>Le Doyen a affirmé, avec satisfaction, que Dr Edoh est  » (&#8230;) la preuve qu&rsquo;on peut avoir une carrière internationale excellente, occuper des fonctions paris les plus importantes et toujours trouver du temps pour redonner à sa communauté ce qu&rsquo;on a reçu. »</p>
<p>Dr Edoh Kossi AMENOUNVE a, à cette occasion, affirmé toute sa reconnaissance à la FSA ULaval qui a façonné les plus belles années de sa jeunesse. Bien plus qu’un MBA et un doctorat, l&rsquo;ULaval et cette faculté en particulier, l&rsquo;a construit. Elle et les professeurs qui l’ont enseigné, lui ont appris l’excellence, la rigueur, la résilience et l&rsquo;efficience. Ces valeurs, a-t&rsquo;il dit, ont guidé chacun de ses pas depuis le début de sa carrière professionnelle, jusqu&rsquo;à sa fonction de Directeur Général de la BRVM, qu&rsquo;il occupe depuis 2012.<a href="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-5644 size-full" src="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS.jpg" alt="" width="1080" height="810" srcset="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS.jpg 1080w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-300x225.jpg 300w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-1024x768.jpg 1024w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-768x576.jpg 768w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-150x113.jpg 150w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-696x522.jpg 696w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/11/TROIS-1068x801.jpg 1068w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></a></p>
<p>Il a exprimé sa fierté de poursuivre le développement de la BRVM qui est une singularité mondiale et une illustration de l’excellence canadienne en Afrique : une bourse commune à huit pays d’Afrique de l’Ouest, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo réunis autour d’une même vision qui a bénéficié de l’assistance technique canadienne à son démarrage.</p>
<p>Il a également félicité ses co-lauréats: Mme Mireille Côté, Associée et cheffe des unités d’affaires, Groupe LG2 inc.; M. Lawrence Létourneau, Entrepreneur et bâtisseur; Mme Stéphanie Vaillancourt, Présidente, Canada, AtkinsRéalis; M. Rodrigue Julien, Entrepreneur, mentor et philanthrope</p>
<p>Dr Edoh Kossi a, enfin, exhorté la FSA à continuer d’être un centre d’excellence académique et a souhaité que les jeunes africains continuent de se former dans des écoles d’excellence et d’adopter les valeurs de rigueur, de travail bien fait, d’engagement sans faille de long terme et de résilience aux épreuves afin d’être des acteurs incontournables à la compétence et à l’expertise avérées pour construire l’avenir de l’Afrique. L&rsquo;EconomisteSénégal</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : Après deux rejets en commission, le projet de de loi de finances rectificative, examiné en plénière, mardi</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/senegal-apres-deux-rejets-en-commission-le-projet-de-de-loi-de-finances-rectificative-examine-en-pleniere-mardi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 18:11:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Après deux rejets en commission des finances et du contrôle budgétaire, sur fond de désaccords politiques et de tensions autour des choix budgétaires, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 sera examiné en séance plénière, le mardi 3 novembre. La Commission des finances et du contrôle budgétaire avait rejeté à la majorité le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après deux rejets en commission des finances et du contrôle budgétaire, sur fond de désaccords politiques et de tensions autour des choix budgétaires, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 sera examiné en séance plénière, le mardi 3 novembre.</p>
<p>La Commission des finances et du contrôle budgétaire avait rejeté à la majorité le vendredi passé, le PLFR 2026, après le renvoi demandé par le gouvernement.</p>
<p>Le texte avait été examiné en plénière en début de semaine, avant d&rsquo;être renvoyé en commission. Le gouvernement avait demandé et obtenu ce renvoi. Il avait ensuite répondu aux préoccupations de la commission, formulées dans un mémorandum qui détaille notamment les contraintes budgétaires, le financement du déficit, les subventions à l&rsquo;énergie et le règlement des arriérés de paiement.</p>
<p>Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, formation au pouvoir, a annoncé dans la foulée qu&rsquo;il n’adopterait pas en l&rsquo;état le PLFR 2026, reprochant au gouvernement de n&rsquo;avoir apporté aucune modification au texte présenté lors du premier examen en commission.</p>
<p>Dans un communiqué, le groupe parlementaire de la majorité avance cinq principaux motifs pour justifier sa position. Les députés affiliés à ce parti dénoncent notamment « un manque de sincérité budgétaire concernant le déficit et la dette, ainsi que l’inefficacité des mesures de lutte contre la cherté de la vie et de protection du pouvoir d’achat ».</p>
<p>Ils s’insurgent aussi contre ce qu’ils qualifient « d’incohérence dans les choix d’investissement public et les priorités sociales, un déficit de transparence dans la communication de documents jugés essentiels à la compréhension du PLFR, ainsi que le refus de rationaliser les agences et d’encadrer les fonds spéciaux ».</p>
<p>En réaction, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan dit « prendre acte » du deuxième rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026 par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, lors de sa réunion du vendredi 30 octobre 2026.</p>
<p>Le communiqué du MEFP rappelle que, dans une démarche de transparence budgétaire et de dialogue constructif, un document très détaillé a été transmis le vendredi 30 octobre à la Commission, en réponse à un mémorandum de la Commission, reçu le 26 octobre 2026, retraçant les principales préoccupations du groupe parlementaire PASTEF.</p>
<p>Selon le ministère, plusieurs phases d’échanges ont permis de répondre à toutes les préoccupations soulevées, notamment celles concernant les subventions énergétiques, les bourses de sécurité familiale et les dépenses prioritaires. Autant de facilités qui n’ont pas empêché le rejet du PLRF 2026 par la commission des finances et du contrôle budgétaire.</p>
<p>Ce rejet intervient dans un contexte de marges de manœuvre budgétaires particulièrement réduites, de difficultés d’accès aux marchés financiers et de négociations en cours avec le Fonds monétaire international. Alors que la reprise des investissements exige des signaux de confiance, la prolongation de l’incertitude budgétaire risque de compromettre la mobilisation des financements destinés à couvrir les gaps de ressources en 2026 et d’accroître les tensions sur la trésorerie de l’État, au détriment des dépenses prioritaires et des populations.</p>
<p>Toutefois, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan réaffirme sa disponibilité à poursuivre les échanges de manière constructive et responsable lors de la séance plénière et appelle les députés « à faire preuve de responsabilités et à veiller à l’intérêt supérieur des populations » pour l’adoption de la loi de finances rectificative afin de soulager les populations. L&rsquo;EconomisteSénégal</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contribution : Mobile money dans l’UEMOA : ce que change réellement le doublement des plafonds de la BCEAO</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/contribution-mobile-money-dans-luemoa-ce-que-change-reellement-le-doublement-des-plafonds-de-la-bceao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 17:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=5633</guid>

					<description><![CDATA[Dans une contribution documentée parvenue à la presse, Dr. Seydina Oumar Seye, Economiste-Enseignant – Chercheur au laboratoire d&#8217;études économiques et monétaire (LAREM) a la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar (FASEG/UCAD), revient sur la récente décision de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une contribution documentée parvenue à la presse, Dr. Seydina Oumar Seye, Economiste-Enseignant – Chercheur au laboratoire d&rsquo;études économiques et monétaire (LAREM) a la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar (FASEG/UCAD), revient sur la récente décision de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de relever les plafonds les plafonds applicables à la monnaie électronique dans l’UMOA. </strong></p>
<p><strong><em>Préambule : </em></strong><em>instruction n°020 du 8 octobre 2026 et analyse des enjeux, des mécanismes de protection des fonds et de l’impact opérationnel pour les émetteurs et les utilisateurs.</em></p>
<p>Un ajustement technique, une portée systémique à la date du 8 octobre 2026, le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a signé l’Instruction n°020 modifiant l’Instruction n°008-05-2015 du 21 mai 2015 relative aux émetteurs de monnaie électronique dans l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). Le texte, applicable au 2 novembre 2026, relève le plafond des avoirs en monnaie électronique de 2 à 4 millions de FCFA par client identifié et par émetteur, et porte le cumul mensuel des rechargements de 10 à 15 millions de FCFA.</p>
<p>À première vue, il s’agit d’un simple relèvement de seuils. En réalité, cette réforme s’inscrit dans un mouvement beaucoup plus large : celui d’une monnaie électronique devenue, en une décennie, une infrastructure financière de masse dans les huit pays de l’Union (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). La BCEAO ne se contente pas d’élargir des plafonds ; elle redéfinit simultanément les règles de cantonnement des fonds confiés aux émetteurs, dans une logique de protection des déposants et de stabilité financière.</p>
<p>Pour mesurer la portée de cette décision, il faut la replacer dans son contexte statistique, analyser la mécanique de protection des fonds qu’elle instaure ou renforce, et évaluer ce que le relèvement des plafonds change ou ne change pas pour les opérateurs, les commerçants, les distributeurs et les utilisateurs finaux.</p>
<p>1.⁠ ⁠Les enjeux : une réforme au chevet d’un marché en explosion</p>
<p>1.1. L’ampleur du phénomène mobile money dans l’UEMOA</p>
<p>Les chiffres publiés par la BCEAO en octobre 2026 donnent la mesure du basculement. En 2025, les transactions de monnaie électronique dans l’UEMOA ont atteint 219 151 milliards de FCFA, contre environ 156 900 milliards un an plus tôt, soit une progression de 39,7 %. Le nombre d’opérations a augmenté de 37,3 %, pour s’établir à 16,37 milliards de transactions. À fin 2025, l’Union comptait 284,8 millions de comptes de monnaie électronique ouverts, dont 92,7 millions actifs, soit environ un tiers du parc total.</p>
<p>Ces ordres de grandeur méritent d’être soulignés : le volume de transactions mobile money dans l’UEMOA est près de cinq fois supérieur à celui de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), où sept établissements de paiement agréés ont traité 44 037 milliards de FCFA en 2025. Le mobile money représente désormais 84 % des transactions non-cash de la zone UEMOA.</p>
<p>La répartition géographique est tout aussi révélatrice d’une concentration des flux : la Côte d’Ivoire domine avec 71 307 milliards de FCFA (32,5 % du total régional), suivie du Sénégal (58 617 milliards, 26,7 %) et du Burkina Faso (43 456 milliards, 19,8 %). À eux trois, ces pays concentrent près de 79 % des flux de monnaie électronique de l’Union.</p>
<p>1.2. Un décalage réglementaire devenu intenable</p>
<p>L’Instruction de 2015 avait été conçue pour une monnaie électronique encore embryonnaire, largement cantonnée aux transferts de proximité et aux populations non bancarisées. Onze ans plus tard, les usages ont changé d’échelle. Le mobile money est devenu un instrument de paiement marchand, de règlement entre entreprises, de collecte de factures, et même de crédit digital naissant.</p>
<p>Le maintien d’un plafond de 2 millions de FCFA (environ 3 450 dollars) pour les avoirs et de 10 millions pour les rechargements mensuels créait des frictions croissantes pour les opérateurs économiques, les grossistes, transporteurs, in fine, lesPME dont les flux dépassent régulièrement ces seuils. Un grossiste d’Adjamé, un transporteur de Bobo-Dioulasso ou une PME de Cotonou pouvait atteindre le plafond de 2 millions dès la première grosse livraison, comme le résume une analyse de la réforme. La BCEAO elle-même justifie le relèvement par « l’essor des usages de la monnaie électronique » et le « besoin d’accompagner des flux de plus grande taille tout en sécurisant les fonds ».</p>
<p>1.3. Un triple enjeu : inclusion, concurrence et souveraineté monétaire</p>
<p>Derrière le relèvement des plafonds, trois enjeux s’entrecroisent.</p>
<p>L’enjeu d’inclusion financière est le plus visible. La bancarisation stricte dans l’UEMOA reste limitée à 26,9 % en 2025, contre 25,2 % en 2024, tandis que le taux de bancarisation élargi atteint 50,6 %. Le mobile money est devenu le principal canal d’accès aux services financiers pour une large partie de la population. Relever les plafonds revient à permettre à ces utilisateurs de conserver davantage de valeur sur leurs portefeuilles, sans être contraints de retirer en espèces ou de fragmenter leurs avoirs.</p>
<p>L’enjeu concurrentiel est tout aussi structurant. Les opérateurs de monnaie électronique tels que Orange Money, MTN MoMo, Wave, Moov Money captent une part croissante des paiements et de la relation client, traditionnellement dévolus aux banques. Avec un plafond à 4 millions de FCFA, le portefeuille mobile devient, « sur le papier, un vrai compte », ce qui accroît mécaniquement la concurrence avec les banques de détail. Le Dr Seydou Bocoum, spécialiste en économie numérique, ne s’y trompe pas : il y voit un risque que les banques « se retrouvent avec des clients fantômes » et que « l’État perde toute trace de l’argent en circulation ».</p>
<p>L’enjeu de souveraineté monétaire et de supervision est enfin décisif. En relevant les plafonds tout en renforçant les règles de placement des fonds, la BCEAO cherche à garder la maîtrise des « rails » sur lesquels circule la monnaie électronique. L’entrée en vigueur de l’Instruction n°020 coïncide avec le déploiement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI) , lancée le 30 septembre 2025, qui compte déjà 175 participants connectés et a ouvert le paiement instantané à plus de 38 millions de personnes. En rendant la PI-SPI obligatoire pour les échanges entre opérateurs, la BCEAO devient « l’aiguilleur obligé de tout transfert d’un réseau à l’autre ».</p>
<p>2.⁠ ⁠Mécanismes de protection des fonds et obligations imposées aux émetteurs</p>
<p>Le relèvement des plafonds ne s’accompagne pas d’un relâchement des exigences prudentielles. Au contraire : l’Instruction n°020 réécrit l’article 34 de l’Instruction de 2015 pour durcir et préciser les règles de placement de la contrepartie de la monnaie électronique en circulation. C’est probablement le volet le plus technique et le plus important du texte.</p>
<p>2.1. Le principe du cantonnement : une contrepartie intégrale et liquide</p>
<p>Tout émetteur de monnaie électronique reçoit des fonds en contrepartie des unités de monnaie électronique qu’il émet. Ces fonds ne lui appartiennent pas : ils constituent une dette à vue envers les détenteurs. La réglementation impose donc un cantonnement : les actifs qui composent la contrepartie doivent être isolés, identifiables et disponibles pour faire face aux demandes de remboursement.</p>
<p>L’Instruction n°020 fixe une liste limitative de trois catégories d’actifs éligibles :</p>
<p>1.⁠ ⁠les dépôts à vue auprès d’une ou plusieurs banques ou institutions de microfinance ;<br />
2.⁠ ⁠les dépôts à terme auprès de ces mêmes établissements ;<br />
3.⁠ ⁠les titres de dette émis ou garantis par les administrations centrales ou leurs démembrements, les institutions financières régionales ou les entreprises cotées à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).</p>
<p>Cette liste exclut donc implicitement les actifs plus risqués ou moins liquides notamment les actions non cotées, immobilisations, prêts à des tiers qui ne pourraient pas être mobilisés rapidement en cas de retraits massifs.</p>
<p>2.2. Le ratio de 65 % en dépôts à vue : la clé de voûte du dispositif</p>
<p>La disposition la plus contraignante et la plus commentée est l’obligation de maintenir au moins 65 % de l’encours de monnaie électronique en circulation sous forme de dépôts à vue. Concrètement, pour 100 FCFA de monnaie électronique en circulation, l’émetteur doit détenir au moins 65 FCFA sur des comptes bancaires ou des comptes auprès d’institutions de microfinance, immédiatement disponibles.</p>
<p>Cette exigence poursuit un objectif de liquidité : garantir que l’émetteur puisse faire face, à tout moment, aux demandes de remboursement des détenteurs, sans devoir liquider des actifs à perte ou attendre l’échéance de placements. Elle est directement proportionnée au risque de ruée (run) : si les utilisateurs perdent confiance et demandent massivement le remboursement de leurs avoirs électroniques, l’émetteur doit pouvoir convertir instantanément la contrepartie en espèces.</p>
<p>Il convient de noter une évolution importante par rapport à la pratique antérieure. Selon Togo First, les émetteurs devaient jusqu’ici maintenir 75 % de la monnaie électronique en circulation sous forme de dépôts à vue. Le seuil descend à 65 %, ce qui offre aux opérateurs une latitude accrue pour affecter une part plus importante des fonds de couverture à des dépôts à terme ou à des titres de dette autorisés. Cette souplesse pourrait accroître le rendement de leurs placements, sans supprimer l’obligation de couvrir intégralement les avoirs des clients.</p>
<p>2.3. La valorisation prudente : le principe du coût ou du marché, le plus faible des deux</p>
<p>L’Instruction n°020 introduit également une règle de valorisation prudentielle : pour la détermination de la contrepartie de la monnaie électronique en circulation, les actifs sont retenus à la valeur la plus faible entre leur prix d’acquisition et leur valeur de marché. Cette règle, inspirée des normes comptables prudentielles, empêche les émetteurs de « gonfler » artificiellement la valeur de leurs actifs de couverture en période de hausse des marchés, et les oblige à reconnaître immédiatement les moins-values latentes. Elle renforce la transparence et la prudence de la gestion des fonds confiés.</p>
<p>2.4. La flexibilité conditionnelle : un pouvoir discrétionnaire encadré pour la BCEAO</p>
<p>Le texte prévoit que la Banque Centrale peut, en fonction du profil de risque de l’établissement émetteur, fixer des limites ou des seuils de répartition différents pour les catégories de placements. Autrement dit, une jeune fintech au profil de risque élevé pourrait se voir imposer un ratio de dépôts à vue supérieur à 65 %, tandis qu’un émetteur adossé à un grand groupe bancaire et présentant une gouvernance robuste pourrait bénéficier d’une allocation plus flexible vers des dépôts à terme ou des titres.</p>
<p>Ce pouvoir discrétionnaire est toutefois encadré : il doit être motivé par le profil de risque, et la BCEAO conserve la faculté d’assortir ses autorisations de conditions particulières, d’en limiter la durée ou de les retirer si les conditions ayant justifié leur délivrance ne sont plus réunies. C’est un mécanisme de supervision continue, et non une autorisation donnée une fois pour toutes.</p>
<p>2.5. Le régime dérogatoire des plafonds : une procédure stricte, pas une porte ouverte</p>
<p>Le relèvement des plafonds à 4 et 15 millions de FCFA s’accompagne d’un régime de dépassement encadré. Toute demande d’autorisation de dépassement doit être adressée à la Banque Centrale par l’établissement émetteur et non directement par le client et doit préciser :</p>
<p>· les motifs du dépassement ;<br />
· sa durée ;<br />
· le montant du plafond sollicité ;<br />
· les mesures renforcées de contrôle, de suivi des opérations et de gestion des risques mises en place par l’établissement.</p>
<p>Cette procédure vise à éviter que le dépassement ne devienne la norme implicite. Elle responsabilise l’émetteur, qui doit démontrer qu’il dispose des dispositifs de KYC (Know Your Customer) , de surveillance des transactions et de gestion des risques nécessaires pour accompagner des montants plus élevés sans exposer le système à des risques de blanchiment, de financement du terrorisme ou de fraude.</p>
<p>2.6. L’exemption des professionnels : une reconnaissance de la réalité des flux</p>
<p>L’une des dispositions les plus importantes pour l’activité économique est l’exemption des plafonds pour les distributeurs et les accepteurs de monnaie électronique lorsqu’ils agissent dans le cadre de leur activité professionnelle. Un agent de dépôt/retrait, un commerçant qui accepte le mobile money comme moyen de paiement, ou un distributeur qui réapprovisionne un réseau d’agents ne sont donc pas soumis aux limites de 4 et 15 millions de FCFA.</p>
<p>Cette exemption est cohérente avec la nature de leur activité : un agent peut être amené à manipuler des sommes très importantes dans le cadre de son métier, sans pour autant détenir ces fonds pour son propre compte. Elle évite de paralyser les réseaux de distribution qui comptent 612 000 agents dans l’UEMOA et de freiner la bancarisation des zones rurales où les agents jouent un rôle critique de point de contact.</p>
<p>3.⁠ ⁠Ce que le relèvement des plafonds change (et ne change pas) pour les opérations</p>
<p>3.1. Les limites actuelles : un frein documenté pour les opérations de gros montants</p>
<p>Le plafond de 2 millions de FCFA (environ 3 450 dollars) pour les avoirs et de 10 millions pour les rechargements mensuels était régulièrement présenté comme un obstacle pour certaines catégories d’utilisateurs. Les opérateurs économiques, grossistes, importateurs, transporteurs, PME dont les flux dépassent ces seuils devaient fractionner leurs avoirs entre plusieurs comptes ou plusieurs émetteurs, ou recourir à des retraits en espèces pour éviter de saturer leurs portefeuilles électroniques.</p>
<p>Cette fragmentation avait un coût : elle multipliait les frais de transaction, compliquait la traçabilité des flux et privait les opérateurs de la visibilité sur leur trésorerie électronique. Elle pouvait également créer des angles morts en matière de lutte contre le blanchiment, les fonds étant répartis sur plusieurs comptes pour contourner les seuils de vigilance.</p>
<p>3.2. Ce que le doublement du plafond d’avoirs rend possible</p>
<p>Le passage à 4 millions de FCFA (environ 6 850 à 6 900 dollars selon les taux de change utilisés) double la capacité de rétention de valeur sur un portefeuille électronique. Concrètement, cela signifie qu’un commerçant peut conserver sur son compte mobile money le produit de plusieurs journées de vente sans être contraint de retirer, et qu’une PME peut accumuler des fonds en vue d’un règlement important sans fragmenter ses avoirs.</p>
<p>Le relèvement du plafond de rechargement à 15 millions de FCFA par mois (contre 10 millions) est tout aussi significatif : il autorise des flux entrants plus importants sur le portefeuille, ce qui est essentiel pour les utilisateurs qui reçoivent des règlements professionnels, des loyers, des paiements de factures ou des transferts de la diaspora.</p>
<p>Il faut toutefois souligner une distinction importante : ces plafonds ne sont pas des plafonds de transfert par opération. Le premier limite l’argent conservé sur le compte ; le second limite les sommes qui peuvent y être chargées chaque mois. Le plafond de transaction unitaire reste fixé par les conditions générales de chaque émetteur et par les règles de la PI-SPI, qui prévoit une gratuité pour les transferts jusqu’à 8 000 FCFA cumulés par jour et par utilisateur, puis des frais plafonnés à 0,8 % hors taxes au-delà.</p>
<p>3.3. L’effet sur la concurrence entre émetteurs et sur la structure du marché</p>
<p>Le relèvement des plafonds pourrait modifier la dynamique concurrentielle entre opérateurs. Avec un plafond à 4 millions, un utilisateur peut désormais conserver sur un seul compte mobile money une somme équivalente à plusieurs mois de salaire moyen dans certains pays de l’Union. Cela renforce l’attractivité du mobile money comme compte de dépôt et non plus seulement comme outil de transfert.</p>
<p>Cette évolution pourrait se traduire par une migration partielle de fonds des comptes bancaires traditionnels vers les portefeuilles électroniques, en particulier pour les populations qui n’ont pas accès aux services bancaires ou qui les jugent trop coûteux. Les banques pourraient voir une partie de leur base de dépôts se déplacer vers les émetteurs de monnaie électronique, ce qui explique les inquiétudes exprimées par certains observateurs quant à un risque de « clients fantômes » pour les banques.</p>
<p>Mais le relèvement des plafonds pourrait aussi bénéficier aux banques : les émetteurs sont tenus de placer au moins 65 % de leurs encours en dépôts à vue auprès de banques ou d’institutions de microfinance. Une augmentation des encours de monnaie électronique se traduit donc mécaniquement par une augmentation des dépôts bancaires des émetteurs, ce qui constitue une source de financement stable et peu coûteuse pour les banques de l’Union.</p>
<p>3.4. Les limites du dispositif : ce que le relèvement ne résout pas</p>
<p>Il serait naïf de considérer que le doublement des plafonds résout toutes les contraintes opérationnelles. Plusieurs limites subsistent.</p>
<p>Premièrement, le plafond reste appliqué par émetteur, et non par client au niveau de l’Union. Un utilisateur qui détient des comptes chez plusieurs émetteurs (Orange Money, Wave, MTN MoMo, Moov Money) peut cumuler des avoirs auprès de chacun d’eux, sans que les soldes ne soient additionnés entre émetteurs distincts. Au Togo, par exemple, un utilisateur possédant plusieurs comptes Mixx ne pourra pas contourner la limite de 4 millions en répartissant ses avoirs entre différents numéros, mais s’il détient également un compte Flooz ou Gozem Money, les soldes ne seront pas additionnés. Cette segmentation par émetteur peut être perçue comme une faille ou comme une souplesse, selon la perspective.</p>
<p>Deuxièmement, le plafond de 4 millions reste inférieur aux standards de certains marchés comparables. Au Kenya, la banque centrale a porté la taille maximale des portefeuilles mobiles à 500 000 shillings kényans (environ 3 800 dollars), mais avec une granularité plus fine et une architecture de wallets segmentée selon le profil de KYC de l’utilisateur. La BCEAO a choisi un plafond unique par client et par émetteur, là où d’autres juridictions sont passées à des architectures plus segmentées. Ce choix peut être critiqué comme moins flexible pour les utilisateurs à faible risque et à hauts revenus.</p>
<p>Troisièmement, le relèvement des plafonds s’accompagne d’uneresponsabilisation accrue des émetteurs en matière de KYC et de surveillance des transactions. Les émetteurs devront justifier auprès de la BCEAO, pour chaque demande de dépassement, les mesures renforcées qu’ils ont mises en place. Cela implique des investissements dans les systèmes de détection de fraude, de surveillance des flux et de gestion des risques, qui pourraient peser sur les coûts opérationnels des émetteurs et, in fine, sur les tarifs appliqués aux utilisateurs.</p>
<p>Conclusion : une réforme d’équilibre, à l’épreuve des faits</p>
<p>L’Instruction n°020 du 8 octobre 2026 n’est ni une simple actualisation technique, ni une libéralisation sans contrepartie. Elle traduit un compromis entre trois impératifs : accompagner la croissance des usages du mobile money en relevant des plafonds devenus obsolètes ; protéger les fonds des utilisateurs en renforçant le cantonnement et la liquidité des émetteurs ; et préserver la maîtrise des infrastructures de paiement par la Banque Centrale, notamment via la PI-SPI.</p>
<p>Pour les utilisateurs, le changement est tangible : 4 millions de FCFA de capacité de détention et 15 millions de rechargement mensuel, avec des possibilités de dépassement encadré. Pour les opérateurs économiques et les distributeurs, l’exemption des plafonds dans le cadre de l’activité professionnelle lève une contrainte majeure. Pour les émetteurs, la réforme offre une flexibilité accrue dans la gestion de leurs placements (65 % en dépôts à vue au lieu de 75 %), mais elle exige en contrepartie des dispositifs de contrôle et de gestion des risques à la hauteur des montants en circulation.</p>
<p>La véritable épreuve sera celle de la mise en œuvre. La BCEAO devra veiller à ce que le régime dérogatoire ne devienne pas un « contournement généralisé » des plafonds, à ce que les 65 % de dépôts à vue soient effectivement respectés par tous les émetteurs, et à ce que l’interopérabilité de la PI-SPI ne se traduise pas par une concentration excessive au profit des opérateurs les plus puissants. Comme le résume le Dr Bocoum, « le véritable enjeu n’est pas de s’opposer au développement du mobile money, mais de veiller à ce que son expansion s’accompagne de garanties proportionnées aux risques ». C’est précisément l’équilibre que l’Instruction n°020 prétend instaurer et que les prochains mois permettront d’évaluer.</p>
<p><strong>Dr. Seydina Oumar Seye.</strong></p>
<div class="kewoulo-ad kewoulo-ad--article_end" role="complementary" aria-label="Publicité" data-kewoulo-ad="article_end">L&rsquo;EconomisteSénégal</div>
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		<item>
		<title>RAF 2026 : Le Président de la BIDC appelle à renforcer le financement régional pour bâtir une Afrique de l’Ouest plus résiliente</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/raf-2026-le-president-de-la-bidc-appelle-a-renforcer-le-financement-regional-pour-batir-une-afrique-de-louest-plus-resiliente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 15:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[BIDC]]></category>
		<category><![CDATA[l economisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, a appelé à un renforcement du financement du développement régional et à une mobilisation accrue des capitaux publics et privés afin d’accélérer la transformation de l’Afrique de l’Ouest. S’exprimant lors d’une session de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, a appelé à un renforcement du financement du développement régional et à une mobilisation accrue des capitaux publics et privés afin d’accélérer la transformation de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>S’exprimant lors d’une session de haut niveau dans le cadre du Rebranding Africa Forum (RAF) 2026 à Bruxelles, Dr Donkor a présenté sa vision de la thématique « Construire l’Afrique de l’Ouest de demain : financer le capital humain, la prospérité et l’intégration régionale », soulignant la nécessité de transformer le potentiel économique de la région en résultats concrets au service du développement.</p>
<p>Il a souligné que la disponibilité d&rsquo;une énergie fiable, le développement de réseaux de transport modernes, le renforcement des infrastructures numériques, l&rsquo;accélération de l&rsquo;industrialisation et l&rsquo;investissement dans le capital humain sont des leviers indispensables à l&rsquo;émergence d&rsquo;une Afrique de l&rsquo;Ouest prospère. Ces priorités sont au cœur de la Stratégie GRO (Croissance, Résilience et Optimisation) 2026-2030 de la BIDC, qui privilégie les investissements stratégiques, la durabilité et l&rsquo;intégration régionale.</p>
<p>Dr Donkor a indiqué que l’insuffisance des financements à long terme, les perceptions de risque et le manque de projets bancables continuent de freiner le développement de la région. Il a mis en avant le rôle de la BIDC dans la structuration de projets viables, la réduction des risques liés à l’investissement et la mobilisation de mécanismes de financement innovants afin d’orienter davantage de capitaux vers des opportunités à fort impact.</p>
<p>À ce jour, la BIDC a engagé plus de 6 milliards de dollars américains dans le financement de plus de 330 projets à travers ses quinze États membres, soutenant des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, la santé, l’éducation et les services financiers. La Banque considère également que l’investissement dans le capital humain et le renforcement de l’intégration régionale constituent des moteurs essentiels de la productivité, de la résilience et d’une prospérité partagée.</p>
<p>« L’Afrique de l’Ouest de demain ne se construira pas uniquement sur l’ambition. Elle sera bâtie grâce à des investissements stratégiques dans le capital humain, les infrastructures et l’intégration régionale. À la BIDC, nous sommes déterminés à mobiliser les capitaux, les partenariats et les solutions de financement innovantes nécessaires pour transformer l’immense potentiel de notre région en une prospérité partagée », a déclaré Dr Donkor.</p>
<p>Le Président de la BIDC a également invité les gouvernements, les partenaires au développement, les investisseurs institutionnels et le secteur privé à renforcer leur collaboration afin de financer la transformation de la région. Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de la Banque à promouvoir une croissance durable et à approfondir l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.</p>
<p>La 12ᵉ édition du Rebranding Africa Forum (RAF), s’est tenue les 23 et 24 octobre 2026 à Bruxelles (Belgique). Ce rendez-vous international consacré aux grands enjeux de développement et de transformation du continent africain avait pour thème : « Systèmes de Santé en Afrique : Innover pour soigner, soigner pour développer.</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>contribution : Madagascar et la Russie : un partenariat au service de l’Afrique</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/contribution-madagascar-et-la-russie-un-partenariat-au-service-de-lafrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 19:11:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[l economisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Par un expert africain s’adressant au public africain Une année de changements : Madagascar prend une nouvelle direction Un an s’est écoulé depuis le changement de pouvoir sur la plus grande île d’Afrique. Pour de nombreux pays de la région, cette période a été marquée par une réflexion renouvelée, alors que l’orientation du gouvernement malgache [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par un expert africain s’adressant au public africain</em></p>
<h2><strong>Une année de changements : Madagascar prend une nouvelle direction</strong></h2>
<p>Un an s’est écoulé depuis le changement de pouvoir sur la plus grande île d’Afrique. Pour de nombreux pays de la région, cette période a été marquée par une réflexion renouvelée, alors que l’orientation du gouvernement malgache a sensiblement évolué. Si les autorités de Madagascar se tournaient auparavant largement vers la France, ancienne puissance coloniale, leur approche est aujourd’hui devenue plus pragmatique. Les nouveaux dirigeants cherchent un équilibre et développent activement des relations avec d’autres partenaires, notamment la Russie.</p>
<p>Pour les Africains, le sens de cette évolution est clair : l’indépendance ne se résume pas à un drapeau et à un hymne national. Elle signifie également la liberté de choisir ses partenaires et les modalités de coopération afin de mieux répondre aux défis nationaux. Le choix de Madagascar de diversifier ses relations internationales témoigne d’une politique étrangère plus mature.</p>
<h2><strong>Quand les catastrophes viennent de l’océan</strong></h2>
<p>Pour les habitants de Madagascar, les cyclones tropicaux ne sont pas de simples mentions dans les bulletins météorologiques. Ils menacent les maisons, les récoltes et les vies humaines. Lorsque les tempêtes venues de l’océan Indien frappent l’île, leurs conséquences peuvent être dévastatrices : des milliers de personnes se retrouvent sans abri, les cultures sont détruites et les lignes électriques endommagées. Dans ces moments, une aide rapide et concrète est essentielle.</p>
<p>La Russie a déjà démontré sa capacité à réagir rapidement : au cours de l’année écoulée, le ministère russe des Situations d’urgence (EMERCOM) a acheminé plus de 63 tonnes d’aide humanitaire. Pour les personnes qui affrontent les conséquences d’une catastrophe naturelle, ce chiffre n’a rien d’abstrait. Il représente de la nourriture, de l’eau, des tentes et des fournitures médicales — des biens essentiels qui peuvent sauver des vies durant les premiers jours, les plus difficiles. Il importe également que cette aide soit apportée sans conditions superflues : son objectif est d’aider les populations à survivre et à amorcer leur reconstruction.</p>
<h2><strong>Des équipements qui protègent et sauvent des vies</strong></h2>
<p>La sécurité ne concerne pas uniquement les forces armées. En Afrique, les équipements peuvent aussi devenir des instruments de secours et de reconstruction. Ils sont nécessaires pour atteindre les villages isolés par les inondations, dégager les routes et acheminer des marchandises vers les zones dépourvues d’infrastructures routières adaptées. Dans ce contexte, la livraison à Madagascar de deux hélicoptères Mi-8, de deux véhicules de combat d’infanterie BMP-3, de plus de six camions et de trois engins du génie constitue une initiative susceptible de répondre à plusieurs besoins.</p>
<p>Les hélicoptères peuvent atteindre des endroits inaccessibles aux véhicules terrestres et contribuer aux opérations de sauvetage pendant la saison des pluies. Les engins du génie peuvent faciliter la remise en état des ponts et le déblaiement des zones sinistrées. Quant aux camions, ils assurent un soutien logistique indispensable : ils transportent l’aide humanitaire et les produits agricoles et contribuent au fonctionnement des hôpitaux et des écoles.</p>
<p>Il convient toutefois de comprendre que la livraison des équipements n’est qu’une première étape. Pour que les hélicoptères servent efficacement le pays, ils doivent être correctement équipés, des systèmes de maintenance et de réparation doivent être mis en place et, surtout, les pilotes doivent être formés. C’est la formation des spécialistes qui permet d’inscrire l’aide dans la durée. Des instructeurs russes aident les militaires et les spécialistes malgaches des secours à maîtriser les nouveaux équipements afin qu’ils puissent être utilisés de manière fiable sur le long terme.</p>
<p>Un autre aspect mérite d’être souligné. Si Madagascar devait élargir sa flotte d’hélicoptères à l’avenir, les infrastructures déjà mises en place pour les appareils russes pourraient peser de manière significative dans le choix de nouveaux équipements. Pour l’île, cela pourrait représenter davantage de prévisibilité et de continuité : pièces détachées, maintenance et formation s’intégreraient dans un système cohérent. Pour les partenaires, ce serait la preuve que la coopération repose non sur l’émotion, mais sur une logique pratique et une vision à long terme.<a href="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX.jpeg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-5627 size-full" src="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX.jpeg" alt="" width="1280" height="719" srcset="https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX.jpeg 1280w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-300x169.jpeg 300w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-1024x575.jpeg 1024w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-768x431.jpeg 768w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-150x84.jpeg 150w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-696x391.jpeg 696w, https://leconomistesenegal.com/wp-content/uploads/2026/10/DEUX-1068x600.jpeg 1068w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a></p>
<h2><strong>L’éducation : un investissement à long terme</strong></h2>
<p>L’un des moyens d’aide les plus efficaces est le savoir. Lorsque de jeunes Malgaches étudient dans les universités russes, ils ne se contentent pas d’obtenir un diplôme. Ils acquièrent des compétences dont leur pays a besoin : ingénieurs, médecins, agronomes et spécialistes de l’énergie. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a évoqué publiquement la volonté de la Russie de contribuer à la formation de spécialistes. C’est un point fondamental. Il ne s’agit pas seulement d’apporter une aide ponctuelle, mais de permettre à Madagascar de former ses propres professionnels qualifiés, capables de développer son économie, son système de santé et ses infrastructures.</p>
<p>Pour la jeunesse africaine, c’est également un message important : l’éducation constitue une voie concrète vers le changement. Lorsque les pays coopèrent dans ce domaine, ils investissent dans l’avenir au lieu de se limiter à résoudre les problèmes immédiats.</p>
<h2><strong>Économie et ressources naturelles : des perspectives de croissance</strong></h2>
<p>Madagascar dispose d’importantes ressources naturelles, notamment de nickel, de cobalt, de graphite et de mica, des matières premières recherchées dans le monde entier. Mais posséder des ressources est une chose ; les exploiter, les transformer et les commercialiser dans des conditions avantageuses pour le pays en est une autre. Des projets communs dans la prospection géologique, l’énergie et l’agriculture pourraient donner à Madagascar l’impulsion nécessaire pour ne pas se limiter à exporter des matières premières, mais aussi créer de la valeur ajoutée, construire des unités de transformation et générer de nouveaux emplois.</p>
<p>Des projets plus ambitieux sont également évoqués, notamment la création de zones économiques spéciales, la construction d’installations de stockage de produits pétroliers et le développement de l’agriculture. Si ces projets se concrétisent, ils pourraient transformer sensiblement le paysage économique de l’île et offrir aux autres pays africains un exemple de partenariats produisant des bénéfices tangibles.</p>
<h2><strong>Pourquoi cela compte pour l’ensemble de l’Afrique</strong></h2>
<p>En renforçant ses relations avec des partenaires internationaux, Madagascar peut contribuer à une dynamique qui dépasse ses propres frontières. Cela envoie un message : l’Afrique est un continent d’opportunités, où la coopération peut reposer sur l’égalité et être orientée vers le développement. Pour les autres pays de la région, ces projets offrent la possibilité d’étudier des modèles de partenariat concrets et d’adapter les approches les plus pertinentes à leurs propres réalités.</p>
<p>Madagascar occupe également une position importante dans le bassin de l’océan Indien. La stabilité, la sécurité et la croissance économique de l’île peuvent contribuer à la résilience de toute la région. Soutenir Madagascar, c’est donc aussi contribuer au développement et à la stabilité de l’Afrique de l’Est.</p>
<p>Les changements les plus significatifs commencent par des actions concrètes. L’aide apportée après les cyclones, les équipements destinés aux services de secours, les bourses d’études et les projets communs dans les domaines de l’énergie et de l’extraction minière constituent autant de maillons d’une même chaîne. Si ces partenariats sont fondés sur le respect, la transparence et les intérêts mutuels, ils peuvent réellement contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.</p>
<p>Lorsque nous parlons de relations internationales, nous entendons souvent des termes abstraits comme « coopération », « partenariat » ou « aide humanitaire ». Pourtant, derrière ces mots se trouvent des personnes bien réelles : des familles qui peuvent surmonter un peu plus facilement les conséquences d’une catastrophe naturelle, des militaires disposant d’équipements destinés à protéger leur pays et de jeunes Malgaches qui étudient pour contribuer à bâtir l’avenir de Madagascar.</p>
<p>Voilà ce que signifie concrètement la coopération entre la Russie et Madagascar — et pourquoi elle importe non seulement pour l’île, mais aussi pour l’ensemble de l’Afrique.</p>
<p>LeconomisteSenegal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Free Roaming: L’ARTP du Sénégal et l’ARCEP du Burkina Faso signent un accord d’itinérance communautaire</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/free-roaming-lartp-du-senegal-et-larcep-du-burkina-faso-signent-un-accord-ditinerance-communautaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal et l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) du Burkina Faso ont procédé, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou, à la signature, d’un protocole d’accord bilatéral sur l’itinérance communautaire (free roaming). Le free roaming (itinérance gratuite ou à tarifs réduits) [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal et l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) du Burkina Faso ont procédé, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou, à la signature, d’un protocole d’accord bilatéral sur l’itinérance communautaire (free roaming).</p>
<p>Le free roaming (itinérance gratuite ou à tarifs réduits) désigne un accord entre opérateurs ou régulateurs de différents pays permettant d&rsquo;utiliser sa ligne téléphonique mobile (appels, SMS, et parfois internet) à l&rsquo;étranger sans payer les frais d&rsquo;itinérance internationaux habituels.</p>
<p>La cérémonie de signature a eu lieu en marge de la réunion du Comité des Régulateurs Nationaux du Numérique de la zone UEMOA qui s&rsquo;est tenue du 20 au 22 octobre 2026 à Ouagadougou au Burkina Faso.</p>
<p>Cet accord vise à faciliter les communications des abonnés sénégalais et burkinabè en déplacement dans les deux pays, en favorisant l’accès aux services de voix, de SMS et de données mobiles dans les conditions prévues par le protocole.</p>
<p>Pour rappel, l’itinérance communautaire consacre principalement la réception gratuite des appels et l’émission au tarif local du pays visité.</p>
<p>À cette occasion, le Directeur général de l’ARTP, M. Cheikh Tidiane SARR, a souligné que cette initiative constitue une avancée concrète en faveur de l’intégration numérique régionale et de l’amélioration de l’expérience des utilisateurs. Il a également appelé les opérateurs à œuvrer diligemment à la mise en œuvre effective de l’accord.</p>
<p>Au-delà de l’itinérance, il a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les régulateurs, notamment sur l’interopérabilité des services financiers numériques, la Co régulation avec les autorités monétaires et financières compétentes, ainsi que les nouveaux défis liés aux plateformes numériques et aux technologies émergentes.</p>
<p>À travers cette initiative, l’ARTP réaffirme son engagement en faveur d’un espace numérique régional plus intégré, accessible et performant, au service des populations et du développement économique.L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
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		<title>8,5 milliards FCFA pour développer l’écosystème entrepreneurial au Sénégal</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/85-milliards-fcfa-du-fonsis-et-de-la-kfw-pour-developper-lecosysteme-entrepreneurial-au-senegal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 16:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[FONSIS]]></category>
		<category><![CDATA[KfW]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la KfW, la banque de développement allemande annoncent le lancement de la phase d’opérationnalisation de leur partenariat, doté de 13 millions EUR (environ 8,5 milliards FCFA), destiné à développer l’écosystème entrepreneurial sénégalais. Les fonds sont accordés sous forme de subvention par le Ministère fédéral allemand de la Coopération [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la KfW, la banque de développement allemande annoncent le lancement de la phase d’opérationnalisation de leur partenariat, doté de 13 millions EUR (environ 8,5 milliards FCFA), destiné à développer l’écosystème entrepreneurial sénégalais.</p>
<p>Les fonds sont accordés sous forme de subvention par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.</p>
<p>Ce mécanisme de financement vise à doter les fonds d’investissement basés au Sénégal des capitaux nécessaires à leur démarrage ou à leur passage à l’échelle. Les fonds bénéficiaires devront inscrire dans leur stratégie d’investissement le ciblage des start-ups innovantes et des entreprises à impact sur l’autonomisation des femmes. Il s’agit ainsi d’un financement indirect des PME sénégalaises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au financement classiques.</p>
<p>Mis en place avec le concours du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan du Senegal, ce partenariat stratégique, opérationnalisé par le FONSIS et la KfW, permettra de créer des emplois et de renforcer l’inclusion économique, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050.</p>
<p>Ce programme permettra de doubler le nombre de fonds d’investissement mis en place ou financés par le FONSIS, faisant passer ce nombre de 4 aujourd’hui à 9 à terme.</p>
<p>« Il s’inscrit en parfaite cohérence avec la stratégie du FONSIS de développer l’écosystème des fonds d’investissement au Sénégal, afin de permettre aux PME de disposer d’une offre diversifiée d’instruments financiers innovants et flexibles, indispensable à leur transformation en champions nationaux » a déclaré M. Babacar Gning, Directeur Général du FONSIS.</p>
<p>« Le lancement de la phase d’opérationnalisation est une étape décisive : il traduit la confiance qui nous lie au FONSIS et notre engagement commun en faveur d’un écosystème entrepreneurial plus dynamique, inclusif et durable au Sénégal », affirme le Docteur Josef Haider, Directeur du bureau de la KfW à Dakar.</p>
<p>Le FONSIS est le fonds souverain du Sénégal. Il investit dans des secteurs stratégiques en partenariat avec le secteur privé pour contribuer à la croissance, à la création d’emplois et à la transformation de l’économie nationale. Le fonds gère également des actifs de l’Etat avec une approche axée sur la création de valeurs et la rentabilité à long terme.</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
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		<title>SENHABITAT 2026 : L’habitat souverain au cœur des échanges</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/senhabitat-2026-lhabitat-souverain-au-coeur-des-echanges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 15:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
		<category><![CDATA[SENHABITAT]]></category>
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					<description><![CDATA[Les acteurs publics et privés de l’habitat, de la construction, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire vont se concerter autour des défis du logement, de l’immobilier et du développement urbain durable. Cette réunion se déroulera du 22 au 24 octobre à Dakar lors du Salon international de l’habitat du Sénégal (SENHABITAT 2026) sous le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les acteurs publics et privés de l’habitat, de la construction, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire vont se concerter autour des défis du logement, de l’immobilier et du développement urbain durable. Cette réunion se déroulera du 22 au 24 octobre à Dakar lors du Salon international de l’habitat du Sénégal (SENHABITAT 2026) sous le thème « L’habitat souverain : Sunu dekkuwaay ».</p>
<p>Cette rencontre professionnelle vise à promouvoir des solutions innovantes et durables, adaptées aux besoins des populations sénégalaises. À travers le SENHABITAT 2026, les organisateurs entendent favoriser les échanges d’expériences, encourager les partenariats entre les secteurs public et privé et contribuer à l’émergence de réponses durables aux besoins en logement au Sénégal.</p>
<p>Les discussions porteront notamment sur l’accès au logement, les conditions d’accès à la propriété et les enjeux de souveraineté dans le secteur de l’habitat. Les participants seront également appelés à réfléchir aux perspectives d’un développement urbain mieux maîtrisé, dans un contexte marqué par des besoins croissants en logements et par les défis de l’aménagement des villes.</p>
<p>Organisé régulièrement depuis 2016, le Salon International de l’Habitat et de la Construction « SENHABITAT » est l’événement le plus important organisé par le Ministère de l&rsquo;Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l&rsquo;Aménagement du territoire et AME Trade Sénégal Sarl pour réfléchir périodiquement sur les enjeux, défis, innovations et perspectives de développement du secteur avec l’ensemble des parties prenantes : les collectivités territoriales et les institutions de financement, les instituts de recherche et développement, les universités et grandes écoles, les industriels, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les représentations diplomatiques.</p>
<p>Cette exposition et conférence internationale a toujours réuni des ministres du logement et des décideurs influents de pays tels que le Sénégal, le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Togo et la Gambie, ce qui en fait une plate-forme essentielle pour le réseautage et la croissance en Afrique de l’Ouest et du Nord.</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSénégal</p>
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