<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Commission économique des Nations Unies pour l&#039;Afrique Archives - L&#039;économiste Sénégal - Le journal des décideurs</title>
	<atom:link href="https://leconomistesenegal.com/tag/commission-economique-des-nations-unies-pour-lafrique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://leconomistesenegal.com/tag/commission-economique-des-nations-unies-pour-lafrique/</link>
	<description>L&#039;économiste Sénégal c&#039;est un site d&#039;information spécialisé dans l&#039;économie, la finance et la bourse</description>
	<lastBuildDate>Wed, 19 Jun 2024 19:06:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>
	<item>
		<title>Les Organisations intergouvernementales de l’Afrique de l’Ouest appellent  à accélérer l&#8217;intégration régionale</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/les-organisations-intergouvernementales-de-lafrique-de-louest-appellent-a-accelerer-lintegration-regionale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2024 18:58:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[l Economiste Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[OIG]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=2979</guid>

					<description><![CDATA[&#160; Le Gouvernement de la Côte d’Ivoire, à travers le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, a procédé le 10 juin 2024, à Abidjan, au lancement des travaux du Forum Régional des Organisations intergouvernementales (OIG) de l’Afrique de l’Ouest. Axé sur le thème : « Renforcer la synergie d’actions pour accélérer l&#8217;intégration régionale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le Gouvernement de la Côte d’Ivoire, à travers le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, a procédé le 10 juin 2024, à Abidjan, au lancement des travaux du Forum Régional des Organisations intergouvernementales (OIG) de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Axé sur le thème : « Renforcer la synergie d’actions pour accélérer l&rsquo;intégration régionale et le développement durable en Afrique de l&rsquo;Ouest dans un contexte de défis multiples», cette rencontre de deux jours est organisée par le Bureau Sous Régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (BSR-AO/CEA), en partenariat avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement.</p>
<p>Ce Forum Régional a pour objectif principal de renforcer le partenariat pour le développement durable entre les entités du système des Nations Unies représentées par la CEA et le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies en Côte d’Ivoire d&rsquo;une part, et les OIG d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, d&rsquo;autre part.</p>
<p>Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des travaux, le Directeur Général de la Coopération au développement du Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, Monsieur Phillipe Lasmel a affirmé que « Malgré les avancées économiques des Etats de la sous- région, ils ne pourront pas répondre présents au rendez de réalisation des ODD de 2030 ».</p>
<p>« Il est ainsi urgent de se mobiliser autour de tous les leviers susceptibles d’inverser cette tendance. A cet égard, l’intégration régionale constitue un levier essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable et mieux répondre aux aspirations de bien-être des populations africaines », estime Monsieur Phillipe Lasmel.</p>
<p>Pour sa part, le représentant de la Directrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Amadou Diouf, a affirmé que la sous-région a besoin d’efforts concertés de la part de toutes les parties prenantes pour réaliser l’intégration complète et le développement durable et l’Agenda 2063.</p>
<p>Selon Amadou Diouf, il convient d’adopter une approche permettant de renforcer la synergie des interventions autour de quatre axes de convergence : i) aménagement des rivières et bassins pour la gestion de l&rsquo;eau et l&rsquo;accès à l&rsquo;énergie ; ii) génération d&rsquo;informations et de données ; iii) facilités de financement, promotion de la monnaie unique, de systèmes de paiement intégrés et de renforcement du cadre macroéconomique et iv) des interventions multisectorielles et communautaires. L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Afrique invitée à investir dans des stratégies centrées sur les personnes pour accélérer la reprise économique</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/lafrique-invitee-a-investir-dans-des-strategies-centrees-sur-les-personnes-pour-accelerer-la-reprise-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Omar Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Antoni Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[COM2023]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[L'Economiste Senegal]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=1370</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;Afrique, frappée par une combinaison de crises, devrait rapidement investir et mettre en œuvre des stratégies centrées sur les personnes pour mobiliser des ressources financières et accélérer la reprise économique continentale, a exhorté le secrétaire exécutif par intérim, de la Commission économique pour l&#8217;Afrique (CEA), Antonio Pedro. Ouvrant lundi à Addis Abeba (Ethiopie) le segment [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Afrique, frappée par une combinaison de crises, devrait rapidement investir et mettre en œuvre des stratégies centrées sur les personnes pour mobiliser des ressources financières et accélérer la reprise économique continentale, a exhorté le secrétaire exécutif par intérim, de la Commission économique pour l&rsquo;Afrique (CEA), Antonio Pedro.</p>
<p>Ouvrant lundi à Addis Abeba (Ethiopie) le segment ministériel de la 55e session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (COM 2023) de la CEA, M. Pedro a déclaré que l&rsquo;Afrique était au centre des transitions mondiales vers la durabilité, telles que la décarbonisation des systèmes de production, l&rsquo;électrification des infrastructures de transport et l&rsquo;accélération de l&rsquo;utilisation des énergies renouvelables, qui, selon lui, devraient favoriser la reprise économique de l&rsquo;Afrique après les multiples crises.</p>
<p>« Nous devons adopter des mesures pour atténuer la vulnérabilité économique et sociale, réduire les inégalités économiques, favoriser une croissance inclusive et résiliente et accélérer la réduction de la pauvreté en Afrique », a déclaré M. Pedro aux participants et a souligné que l&rsquo;Afrique avait besoin d&rsquo;un modèle de développement centré sur les personnes qui intègre la pauvreté et la réduction des inégalités dans les stratégies de développement nationales et régionales.</p>
<p>Le thème de la Conférence est « Favoriser la reprise et la transformation en Afrique pour réduire les inégalités et les vulnérabilités», ce qui, selon M. Pedro, était opportun, dans le contexte des crises qui se chevauchent et qui ont érodé les réalisations en Afrique. Il a déclaré que le continent devait renforcer ses fondamentaux macroéconomiques et accéder à un financement adéquat pour promouvoir la transformation structurelle.</p>
<p>« Nous devons réduire les risques d&rsquo;investissement sur le continent pour les investisseurs nationaux et étrangers », a déclaré M. Pedro, appelant au développement de projets bancables qui peuvent produire un maximum d&rsquo;impacts socio-économiques.</p>
<p>Soulignant que la Zone de libre-échange du continent africain (ZLECAf) constituait une opportunité pour combler le fossé des inégalités et la vulnérabilité tout en favorisant la reprise et la transformation en Afrique, il a souligné la nécessité d&rsquo;accélérer sa mise en œuvre pour soutenir la relance économique de l&rsquo;Afrique.</p>
<p>En outre, la collecte de fonds pour le développement à long terme nécessite plusieurs approches, telles que la croissance des marchés financiers nationaux et régionaux et l&rsquo;engagement dans le marché des crédits carbone qui pourrait débloquer 82 milliards de dollars pour l&rsquo;Afrique, ce qui pourrait stimuler une industrialisation et une diversification économique durables.</p>
<p>Pour sa part, le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, a appelé les pays africains à diversifier leurs économies et à minimiser leur dépendance aux secteurs extractifs tout en mettant en œuvre des mesures politiques inclusives pour relever les défis économiques.</p>
<p>« Nos approches pour relever les défis économiques et réduire la pauvreté doivent trouver un équilibre entre les mesures de réponse à court terme et les solutions préventives durables », a déclaré M. Shide, exhortant les pays à exploiter leur potentiel national pour transformer le continent et réduire la pauvreté.</p>
<p>Le ministre d&rsquo;État ougandais chargé des finances et du développement et président du bureau de la cinquante-cinquième session de la COM2023, Henry Musasizi, a déclaré que les pays africains devraient mettre en œuvre des réformes politiques pour lutter contre les inégalités et la pauvreté qui ont été aggravées par les multiples crises qui affectent l&rsquo;Afrique.</p>
<p>« Avec moins de 8 ans pour réaliser l&rsquo;Agenda 2030, cela souligne l&rsquo;urgence de lutter contre la pauvreté et les inégalités sur le continent », a déclaré M. Musasizi.</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Afrique doit donner le ton dans la lutte contre la pauvreté, selon Antonio Pedro</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/lafrique-doit-donner-le-ton-dans-la-lutte-contre-la-pauvrete-selon-antonio-pedro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Mar 2023 18:34:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Antoni Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[COM2023]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[L'Economiste Senegal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=1365</guid>

					<description><![CDATA[L’Afrique doit montrer l’exemple en mobilisant les ressources nationales pour se remettre des multiples crises économiques et sociales qui ont aggravé la pauvreté et creusé les inégalités sur le continent, exhorte le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique, Antonio Pedro, mettant en garde que l’Afrique risque de faillir à la réalisation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Afrique doit montrer l’exemple en mobilisant les ressources nationales pour se remettre des multiples crises économiques et sociales qui ont aggravé la pauvreté et creusé les inégalités sur le continent, exhorte le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique, Antonio Pedro, mettant en garde que l’Afrique risque de faillir à la réalisation des Objectifs de développement durable.</p>
<p>« L’Afrique est actuellement en tête de la pauvreté dans le monde », déclare M. Pedro aux participants à la 41ème réunion du Comité d’experts qui a débuté, en marge de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (COM 2023) qui se déroule du 15 au 21 mars à Addis-Abeba, en Éthiopie.</p>
<p>Pedro met en garde que sans une action financière et climatique audacieuse, l’Afrique se retrouvera dans l’engrenage de la pauvreté. Le continent comptant plus de la moitié des pauvres dans le monde – soit 54,8 % en 2022, a dépassé l’Asie du Sud qui connaît, elle un taux de 37,6 %, tandis que l’épidémie de COVID-19 a plongé 62 millions de personnes dans la pauvreté en seulement un an et 18 millions de personnes y auraient basculé à la fin de l’année 2022.</p>
<p>Pas moins de 149 millions de non-pauvres risquent de basculer dans la pauvreté, affirme M. Pedro, précisant que 695 millions de personnes en Afrique sont soit pauvres, soit risquent de basculer dans la pauvreté.</p>
<p>« Les femmes et les filles restent particulièrement vulnérables, et nous sommes confrontés à un renversement potentiel des gains durement acquis en matière d’équité entre les sexes », indique M. Pedro, ajoutant que « l’Afrique ne peut simplement pas maintenir le cap et espérer que cela aille mieux. Elle doit donner le ton.</p>
<p>Les défis ne sont pas insurmontables si l&rsquo;Afrique peut mettre en œuvre un changement systémique et construire des systèmes résilients et durables, et s’éloigner de l’efficacité qui a prévalu et dominé ces dernières décennies.</p>
<p>Pedro déclare que les investissements pour constituer durablement des capitaux dans des actifs critiques &#8211; y compris humains, infrastructurels et naturels – sont nécessaires pour nous procurer l’environnement qui nous permettra de réaliser les ambitions du Programme 2030 et de l’Agenda 2063. Par conséquent, les gouvernements doivent concevoir des stratégies qui intègrent simultanément des objectifs économiques, sociaux et environnementaux, fait-il remarquer.</p>
<p>« En premier lieu, nous devons financer notre développement », insiste M. Perdo, soulignant que la mise en place des fondamentaux macroéconomiques peut libérer le potentiel de solutions locales.</p>
<p>Néanmoins, déclare-t-il, l’Afrique a encore besoin d’une architecture financière mondiale plus équitable et plus juste qui réponde à ses besoins, et déplore que de nombreux pays ne peuvent actuellement pas accéder aux marchés financiers internationaux en raison de la hausse des taux d’intérêt et des mécanismes d’allègement de la dette existants qui ne fonctionnent pas.</p>
<p>Il souligne que l’Afrique doit poursuivre activement l’industrialisation durable et la diversification économique pour transformer ses ressources naturelles en avantages tangibles pour son peuple. Le développement de la chaîne de valeur des batteries et de l’électricité en est un bon exemple.</p>
<p>« En termes simples, notre richesse en ressources naturelles doit profiter à la majorité et non à quelques-uns. Pour y parvenir, nous devons montrer une volonté dans notre approche, déclare M. Pedro, citant que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) peut accroître le commerce intra-africain.</p>
<p>« Nous devons être au centre de l’action climatique. Bien que nous ne puissions pas ignorer le fait que nous souffrons de manière disproportionnée des effets et du financement du changement climatique, des opportunités importantes se présentent à nous pour rééquilibrer la balance du financement climatique », dit-il.</p>
<p>Les forêts tropicales d’Afrique et le développement de ses marchés du carbone, par exemple, pourraient libérer une valeur estimée à 82 milliards de dollars par an, à 120 dollars par tonne de CO2 séquestrée et créer 167 millions d’emplois supplémentaires.</p>
<p>L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
<p><span id="more-1365"></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique que nous voulons : Une feuille de route hors des crises multiples pour les décideurs politiques</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/lafrique-que-nous-voulons-une-feuille-de-route-hors-des-crises-multiples-pour-les-decideurs-politiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Omar Faye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 18:25:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Antoni Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[COM 23]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=1343</guid>

					<description><![CDATA[Par Antonio Pedro, Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique La combinaison des chocs – les réactions en chaîne déclenchées par la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et les graves catastrophes naturelles ont érodé les gains de développement de l’Afrique, avec pour conséquences 149 millions d’Africains auparavant non pauvres désormais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong><em>Par Antonio Pedro, Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique</em></strong></li>
</ul>
<p>La combinaison des chocs – les réactions en chaîne déclenchées par la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et les graves catastrophes naturelles ont érodé les gains de développement de l’Afrique, avec pour conséquences 149 millions d’Africains auparavant non pauvres désormais confrontés au risque de basculer dans la pauvreté. Le nombre croissant de nouveaux pauvres et de personnes vulnérables rend la tâche de réduire l’écart entre les riches et les pauvres plus difficile. L’Afrique représente désormais la plus grande part de pauvres du monde. Cela a inévitablement un impact considérable sur la réalisation des Objectifs de développement durable et la vision de l’Union africaine : « l’Afrique que nous voulons ».</p>
<p>Les crises, aussi décourageantes soient-elles, offrent une opportunité aux ministres africains des finances, de la planification et du développement économique réunis à Addis-Abeba du 15 au 21 mars 2023, de fournir des efforts concertés pour trouver des solutions concrètes. La Conférence des Ministres africains des finances, tenue sous le thème, <em>« Favoriser la reprise et la transformation en Afrique pour réduire les inégalités et les vulnérabilités »</em>, devrait déboucher sur des actions à long terme qui propulseront le continent sur la voie de la prospérité.</p>
<p>Dans un premier temps, il est nécessaire de prendre des mesures concrètes pour réduire le coût élevé du commerce, et ce, afin de faciliter l’accès à des biens abordables pour les ménages pauvres durement touchés qui perdent des avantages en matière de santé, d’éducation et d’opportunités. Il est également temps d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en tant que levier puissant de réduction de la pauvreté. Les promesses de la ZLECAf concernent tous les secteurs économiques, et ouvrent une nouvelle voie vers une croissance généralisée. D’après les estimations de la CEA, le secteur agroalimentaire, essentiel pour surmonter les vulnérabilités associées à l’insécurité alimentaire pour plus de 300 millions d’Africains, générera 43,3 milliards de dollars américains supplémentaires de revenus commerciaux d’ici 2045, si la mise en œuvre de l’Accord était accélérée. Les opportunités abondent également dans les secteurs des produits pharmaceutiques, des véhicules et matériel de transport, des métaux et produits textiles, ainsi que dans l’habillement et le cuir.</p>
<p>De plus, tous les efforts doivent être faits pour intégrer l’action climatique actuelle dans l’élaboration et la mise en œuvre de toutes les politiques. Nous vivons les effets dévastateurs des évènements climatiques qui ont entraîné la migration et le déplacement de quelque 85 millions de personnes dans la région. La hausse des températures a déjà contribué à réduire d’un tiers la croissance moyenne de la productivité agricole, tandis que les économies bleues des 38 pays côtiers du continent sont confrontés à des menaces liées au climat. La crise climatique n’est pas une question marginale. Elle accentue la pauvreté par son impact sur les vies, les moyens de subsistance et les économies. Les gouvernements peuvent financer le développement par le biais de financements verts innovants, tels que l’investissement dans la séquestration basée sur la nature, cette dernière pouvant fournir jusqu’à 30 % des besoins mondiaux de séquestration. À 120 dollars américains par tonne de carbone, près de 82 milliards de dollars américains par an peuvent être mobilisés à partir de crédit carbone basés sur la nature en Afrique.</p>
<p>&#8211; <strong>Le rétrécissement de l’espace budgétaire</strong></p>
<p>Avant tout, sortir le continent des crises nécessitera de résoudre les erreurs fondamentales qui sous-tendent l’architecture financière internationale et d’agir sur des réformes durables. Selon les termes du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, « <em>les multiples crises d’aujourd’hui aggravent les chocs sur les Pays en développement &#8211; en grande partie à cause d’un système financier mondial injuste, à court terme, sujet aux crises et qui exacerbe encore les inégalités ». </em>La réforme du système est essentielle pour réduire le rétrécissement de l’espace budgétaire et permettre aux pays africains d’accéder à un financement à long terme abordable avec de meilleures conditions de prêts des banques multilatérales de développement, dans un contexte de risques croissants de surendettement. Ces fonds sont nécessaires à un nouveau cycle de croissance durable et à un climat d’affaires et d’innovation revigoré. Ils sont également nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents des pauvres, par exemple par le biais de mesures de protection sociale. En outre, l’allégement du service de la dette et la restructuration des pays les plus pauvres les plus touchés et l’extension de l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) du G20 contribueront à créer l’espace budgétaire pour les dépenses urgentes nécessaires.</p>
<p>Plaider en faveur d’un cadre commun du G20 modifié est un travail long et complexe dont les ministres africains ne doivent pas se lasser. Le continent a besoin d’une restructuration de la dette efficace, accélérée et à grande échelle. L’augmentation du volume des prêts par les banques multilatérales de développement, y compris celui des prêts concessionnels, pourrait changer la donne pour les pays en difficulté. Et cela en augmentant leurs fonds propres, en tirant mieux parti des capitaux existants et en mettant en œuvre les recommandations de l’Examen du régime d’adéquation des fonds propres du G20, et en réorientant les Droits de tirage spéciaux (DTS) via les Banques multilatérales de développement (BMD). En outre, tant que les pays africains auront besoin de ressources urgentes, la Relance des ODD du Secrétaire général nécessitera également une nouvelle émission de DTS, ce qui entraînera des taux de rendement économique élevés sur le développement durable.</p>
<p>Les décideurs politiques africains peuvent s’inspirer de cette 55<sup>e</sup> session de la Commission économique pour l’Afrique, en vue des réunions au printemps de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, et ce pour faire pencher la balance vers un changement significatif et durable pour des millions de personnes auparavant non pauvres et pour les pauvres risquant la vulnérabilité chronique.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des réformes de grande envergure pour une relance durable de l&#8217;Afrique, selon Antonio Pedro</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/des-reformes-de-grande-envergure-pour-une-relance-durable-de-lafrique-selon-antonio-pedro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2023 13:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[ECOSOC]]></category>
		<category><![CDATA[L'EconomisteSemegal]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=1321</guid>

					<description><![CDATA[Les pays africains devraient mettre en place des réformes fiscales de ‘’grande envergure’’ pour ‘’accélérer’’ la reprise durable après les multiples crises qui ont entravé l&#8217;industrialisation et la diversification économique, a exhorté le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l&#8217;Afrique (CEA), Antonio Pedro. « Assurer une reprise durable, qui protège les populations et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les pays africains devraient mettre en place des réformes fiscales de ‘’grande envergure’’ pour ‘’accélérer’’ la reprise durable après les multiples crises qui ont entravé l&rsquo;industrialisation et la diversification économique, a exhorté le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l&rsquo;Afrique (CEA), Antonio Pedro.</p>
<p>« Assurer une reprise durable, qui protège les populations et les économies des chocs des futures pandémies et autres crises, nécessitera une série de réformes et d&rsquo;initiatives aux niveaux national et international », a déclaré M. Pedro dans ses remarques lors du segment de coordination 2023 du Conseil économique et social (ECOSOC) tenu le 2 février à New York.</p>
<p>Pedro a souligné que les efforts de relance de l&rsquo;Afrique ont été compromis par la guerre en cours en Ukraine, le durcissement des conditions financières internationales et la crise climatique.</p>
<p>« Pour les pays africains, il est nécessaire de faire des choix politiques appropriés par le biais de réformes fiscales et de mettre en place des cadres cohérents et efficaces pour mobiliser les recettes intérieures », a déclaré M. Pedro, qui a appelé à une redéfinition des priorités des dépenses publiques afin d&rsquo;investir dans des projets plus propices à la croissance.</p>
<p>Il a fait remarquer que la pandémie de COVID-19 a entraîné la ‘’plus forte’’ baisse du taux de croissance de l&rsquo;Afrique depuis la Seconde Guerre mondiale et a fait basculer plus de 55 millions d&rsquo;Africains dans l&rsquo;extrême pauvreté.</p>
<p>M Pedro a souligné que la guerre en Ukraine a contribué à une inflation à deux chiffres dans près de la moitié des pays africains, qui sont également confrontés à des budgets tendus, à l&rsquo;augmentation du coût du service de la dette et à la limitation du marché des nouveaux financements.</p>
<p>« Au rythme actuel, nous commençons à voir s&rsquo;inverser une grande partie des progrès accomplis vers la réalisation de l&rsquo;Agenda 2030 et de l&rsquo;Agenda 2063 », a noté M. Pedro.</p>
<p>À l&rsquo;heure actuelle, neuf pays africains sont en situation de surendettement et treize autres présentent un risque élevé de surendettement, d&rsquo;où l&rsquo;urgence de réformer le cadre commun du G20 pour en faire un processus plus efficace de restructuration de la dette multilatérale, a-t-il insisté.</p>
<p>Appelant à un processus simplifié de réacheminement des droits de tirage spéciaux vers les pays en développement et au respect des engagements pris, M. Pedro a exhorté les banques multilatérales de développement africaines à contribuer à la réduction des risques d&rsquo;investissement sur le continent afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du reste du monde.</p>
<p>Se déclarant optimiste quant à la possibilité d&rsquo;une reprise qui tire parti du potentiel humain et économique du continent africain, M. Pedro a indiqué qu&rsquo;une telle reprise commence par des emplois et des compétences.</p>
<p>En outre, une reprise inclusive et résiliente doit être soutenue par une croissance verte et équitable tout en assurant une transition énergétique juste pour atteindre l&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité pour tous sur le continent.</p>
<p>« Nous avons 500 millions d&rsquo;Africains qui n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;électricité, et cela doit changer », a souligné M. Pedro, en exhortant l&rsquo;Afrique à exploiter ses ressources naturelles pour localiser les chaînes de valeur stratégiques telles que le développement de batteries et de véhicules électriques, ainsi que les énergies renouvelables, y compris l&rsquo;énergie solaire et éolienne.</p>
<p>En outre, l&rsquo;Afrique doit mettre en œuvre des politiques de contenu local et des programmes de développement des fournisseurs nationaux pour accélérer l&rsquo;émergence de PME compétitives au niveau mondial et développer le marché de l&#8217;emploi.</p>
<p>Pedro a déclaré que la mise en œuvre complète de l&rsquo;accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) générerait les bases de la relance de l&rsquo;Afrique en raison du vaste marché de 1,3 milliard de personnes qu&rsquo;offre la zone de libre-échange. La CEA travaille avec les communautés économiques régionales pour formuler des stratégies pertinentes pour la mise en œuvre de la ZLECA et de l&rsquo;action climatique.</p>
<p>Il a souligné que, par le biais de la Plateforme régionale de collaboration pour l&rsquo;Afrique, la CEA a travaillé avec divers partenaires à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un récit et d&rsquo;un contenu africains pour la COP27, à laquelle l&rsquo;Afrique était fortement représentée. Il a souligné l&rsquo;opportunité de développer des marchés de crédits carbone en Afrique.</p>
<p>« Notre objectif est que si nous parvenons à vendre le carbone séquestré à 120 dollars la tonne, alors nous générerons environ 82 milliards de dollars par an de revenus supplémentaires », a noté M. Pedro. « Cet argent est supérieur à ce que vous pouvez obtenir de l&rsquo;aide au développement et si cela peut se traduire par des projets de moyens de subsistance durables, alors nous aurons simultanément une action climatique et une réduction de la pauvreté. »</p>
<p>La CEA travaille également sur des projets visant à augmenter la proposition de valeur de la conservation où les communautés locales gagnent un dividende des efforts de conservation et, ainsi, deviennent les meilleurs agents de la conservation.</p>
<p>Le segment de coordination de l&rsquo;ECOSOC a été créé par l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies en juin 2021.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un élément essentiel d&rsquo;une série de mesures visant à renforcer l&rsquo;ECOSOC et à améliorer sa capacité à mieux remplir le rôle que lui confère la Charte, à savoir coordonner le système des Nations unies et ses organes subsidiaires dans les domaines économique, social, sanitaire et environnemental, ainsi que dans les domaines connexes. L&rsquo;EconomisteSenegal</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zlecaf : une augmentation du commerce sectoriel intra-africain attendue d’ici 2045</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/zlecaf-une-augmentation-du-commerce-sectoriel-intra-africain-attendue-dici-2045/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 17:53:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Pedro]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[L’EconomisteSenegal]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=961</guid>

					<description><![CDATA[Une mise en œuvre complète de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) au niveau du commerce sectoriel intra-africain, permettra d&#8217;ici 2045, d&#8217;augmenter les exportations de produits agroalimentaires de 41 %, d&#8217;industrie et de services d&#8217;environ 40 % et d&#8217;énergie/mines de 16 %, a déclaré le Secrétaire Exécutif par intérim de la Commission Economique des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une mise en œuvre complète de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) au niveau du commerce sectoriel intra-africain, permettra d&rsquo;ici 2045, d&rsquo;augmenter les exportations de produits agroalimentaires de 41 %, d&rsquo;industrie et de services d&rsquo;environ 40 % et d&rsquo;énergie/mines de 16 %, a déclaré le Secrétaire Exécutif par intérim de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), M. Antonio Pedro.</p>
<p>Il s’exprimait lors d’une réunion parallèle sur l&rsquo;industrialisation inclusive et durable comme moteur de résilience, de création d&#8217;emplois et de stabilité pour le Sahel, organisée en marge du Sommet de l’Union Africaine sur l’industrialisation et la diversification économique qui se tient du 20 au 25 Novembre, à Niamey, au Niger.</p>
<p>La réunion a été organisée le mardi 22 Novembre dernier par le Gouvernement du Niger, l’Union Africaine, le Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Bureau du Coordonnateur spécial pour le développement du Sahel et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI).</p>
<p>Les objectifs de cet événement parallèle sont essentiellement de présenter un nouveau récit pour le Sahel basé sur les opportunités pour les jeunes et les femmes offertes par l&rsquo;industrialisation et la diversification économique</p>
<p>Selon Pedro, en Afrique de l&rsquo;Ouest, y compris dans la région du Sahel, les exportations devraient atteindre 24,0 % dans l&rsquo;industrie, 23,0 % dans l&rsquo;agroalimentaire et 11,0 % dans l&rsquo;énergie et les mines.</p>
<p>« Par conséquent, a-t-il poursuivi, en termes absolus, près des trois quarts des gains des exportations de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest vers l&rsquo;Afrique proviendraient de l’industrie ».</p>
<p>Le Secrétaire Exécutif par intérim de la CEA a également affirmé que « la transformation structurelle des économies est l&rsquo;une des cinq prévisions stratégiques pour atteindre les ODD directement alignés sur l&rsquo;industrialisation inclusive et durable.</p>
<p>« La transformation structurelle reste l&rsquo;un des défis majeurs des pays du Sahel avec l&rsquo;industrialisation comme principal canal pour y parvenir »,  a assuré Antonio Pedro.</p>
<p>Il a aussi indiqué que huit pays sur les quinze qui constituent la sous-région Afrique de l’Ouest sont sahéliens et face aux défis auxquels  le Sahel est confronté, il est extrêmement important d’investir dans l’industrialisation afin de changer le narratif dans cette partie du continent, qui est synonyme aujourd’hui des conflits et besoins humanitaires.</p>
<p>Pour la Ministre de l’Industrie et de l’Entreprenariat des Jeunes de la République du Niger, Mme Salamatou Gourouza, « Nous avons tendance à oublier les jeunes et les femmes. Nous ne pourrons pas atteindre l&rsquo;industrialisation ou la diversification économique si nous ne les incluons pas dans les chaines de valeur de l&rsquo;industrialisation ».</p>
<p>« La question de l’industrialisation inclusive dans le Sahel est d’une importance capitale », a ajouté la Ministre de l’Industrie et de l’Entreprenariat des Jeunes de la République du Niger</p>
<p>Quant au Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel, Abdoulaye Mar Dieye a souligné la nécessité d’avoir une coalition des industries africaines, en particulier le secteur privé, les petites et moyennes entreprises et les jeunes, comme forces motrices de l&rsquo;industrialisation au Sahel et en Afrique en général.</p>
<p>Pour Abdoulaye Mar Dieye, « le temps des discours et des conceptions des stratégies est dépassé. Le sommet de Niamey, doit être celui de l’action afin de changer le narratif du Sahel».</p>
<p>Pour sa part, le représentant de l’ONUDI au Sénégal, Christophe Yvetot a déploré la place qu’occupe l’Afrique en matière d’industrialisation.</p>
<p>« Avec 17% de la population mondiale, le continent africain dispose seulement de 3% de la richesse, une situation absurde qu’il faut absolument revoir », a dit Christophe Yvetot.</p>
<p>« Pour sortir de cette ornière, l’industrialisation est le moyen adéquat car en boostant l’industrie à 10%, on diminue la pauvreté de 70% », a expliqué le représentant l’ONUDI au Sénégal.</p>
<p>« L’industrialisation de l’Afrique est possible, il suffit juste d’avoir un leadership, pouvoir accéder à la terre, à l’énergie, créer des pôles agroindustriels, diminuer les barrières et améliorer la gouvernance », a-t-il conclu.</p>
<p>L&rsquo;économiste Sénégal</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gérer le fardeau de la dette de l’Afrique pour stimuler le développement (CEA)</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/gerer-le-fardeau-de-la-dette-de-lafrique-pour-stimuler-le-developpement-cea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 18:35:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Elhiraika]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=644</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;Afrique doit mobiliser des financements innovants pour les programmes de développement et gérer efficacement le fardeau de sa dette, qui, non résolue, menace la croissance économique. Les participants a un atelier sur la gestion de la dette, organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) ont estimé que  l&#8217;augmentation de la dette [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Afrique doit mobiliser des financements innovants pour les programmes de développement et gérer efficacement le fardeau de sa dette, qui, non résolue, menace la croissance économique.</p>
<p>Les participants a un atelier sur la gestion de la dette, organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) ont estimé que  l&rsquo;augmentation de la dette freinait la croissance économique en Afrique, aggravée par les crises combinées de la pandémie de COVID-19 et la guerre d&rsquo;Ukraine.</p>
<p>L’atelier était organisé a l’intention des décideurs politiques de différents pays africains et instituts de recherche afin de partager les défis et les meilleures pratiques en matière de gestion de la dette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Adam Elhiraika, directeur de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance de la Commission économique nationale des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique (CEA), a déclaré en ouvrant l&rsquo;atelier que si la dette est une source importante de financement pour la croissance économique et le développement des pays africains, sa gestion est restée une défi majeur pour de nombreux pays en raison des multiples crises économiques mondiales.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>« La pandémie de COVID-19 et la guerre russo-ukrainienne ont eu un impact négatif sur les performances budgétaires des pays africains, où le ratio dette/PIB est passé de 57 % en 2019 et en 2021 à 66 % en 2022 », a déclaré M. Elhiraika</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il a attribué l&rsquo;augmentation du fardeau de la dette à une dépense croissante dans le secteur de la santé pour répondre à la pandémie ainsi qu&rsquo;aux coûts sociaux que les États ont supportés pour atténuer les effets négatifs de l&rsquo;arrêt total ou partiel des activités économiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec l&rsquo;affaiblissement de la monnaie nationale et l&rsquo;augmentation de la dette extérieure, M. Elhiraika a indiqué que les crises mondiales conjuguées ont exacerbé le surendettement d&rsquo;un certain nombre de pays africains.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Déjà, le ratio dette/PIB des pays importateurs de pétrole en Afrique a atteint 73 % du PIB en 2022, en raison de la flambée des coûts de l&rsquo;énergie provoquée par la crise ukrainienne.</p>
<p>La dernière liste du Fonds monétaire international (FMI) sur les analyses de viabilité de la dette (AVD) des pays à faible revenu montre qu&rsquo;au 31 mai 2022, 16 pays africains présentaient un risque élevé de surendettement et 7 étaient déjà surendettés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Fonds monétaire international a fortement recommandé au G20 de lancer l&rsquo;Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) qui a été créée en 2021.</p>
<p>L’initiative a aidé les pays à concentrer leurs efforts sur la lutte contre l&rsquo;épidémie et la protection de la vie et des moyens de subsistance des personnes les plus vulnérables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2021">
<li>Elhiraika a souligné que la situation économique difficile à laquelle sont confrontés de nombreux pays africains a fait que seuls 52% des pays ont été éligibles à la DSSI. Sur les 73 pays éligibles, 48 ​​ont participé à cette initiative, qui a réussi à suspendre le paiement de 12,9 milliards de dollars de service de la dette entre mai 2020 et décembre 2021.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans un effort pour aider les États membres, la CEA a lancé en 2021 la Facilité de liquidité et de durabilité (LSF) pour réduire les primes de liquidité et améliorer l&rsquo;accès souverain aux marchés obligataires internationaux pour les pays africains grâce à un marché régional des pensions conforme aux normes internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La facilité a le potentiel de faire économiser aux pays africains environ 11 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années sur les coûts d&#8217;emprunt.</p>
<p>Il a déjà suscité l&rsquo;intérêt d&rsquo;un certain nombre de gestionnaires d&rsquo;actifs internationaux importants et sa valeur potentielle au cours de la première année pourrait atteindre jusqu&rsquo;à 30 milliards de dollars.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En août 2021, le Fonds monétaire international (FMI) a lancé l&rsquo;allocation de droits de tirage spéciaux (DTS) d&rsquo;une valeur de 650 milliards de dollars pour stimuler la liquidité mondiale. De nombreux pays développés s&rsquo;étaient mis d&rsquo;accord sur la réaffectation des DTS pour soutenir les pays à faible revenu.</p>
<p>L&rsquo;économiste Sénégal</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un rapport décrit comment la finance numérique peut stimuler l&#8217;autonomisation économique des femmes en Afrique</title>
		<link>https://leconomistesenegal.com/un-rapport-decrit-comment-la-finance-numerique-peut-stimuler-lautonomisation-economique-des-femmes-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction Sénégal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 14:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CEA]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport biennal sur les femmes africaines]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://leconomistesenegal.com/?p=555</guid>

					<description><![CDATA[La dernière édition du Rapport biennal sur les femmes africaines publiée ce lundi 03 octobre, révèle des « obstacles persistants » dans le secteur de la finance numérique qui limitent l&#8217;autonomisation économique des femmes en Afrique, tout en recommandant des réponses politiques pour les surmonter. Le Rapport 2021 sur les femmes africaines est une publication phare biennale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La dernière édition du Rapport biennal sur les femmes africaines publiée ce lundi 03 octobre, révèle des « obstacles persistants » dans le secteur de la finance numérique qui limitent l&rsquo;autonomisation économique des femmes en Afrique, tout en recommandant des réponses politiques pour les surmonter.</p>
<p>Le Rapport 2021 sur les femmes africaines est une publication phare biennale de la CEA. La dernière édition se concentre sur « Les écosystèmes de la finance numérique &#8211; Les voies de l&rsquo;autonomisation économique des femmes en Afrique ».</p>
<p>Commandé par la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique (CEA), le rapport analyse l&rsquo;écosystème de la finance numérique en Afrique pour examiner toutes ses composantes et leur impact sur les perspectives économiques des femmes.</p>
<p>Le rapport identifie cinq problèmes clés affectant l&rsquo;utilisation de la finance numérique en tant que catalyseur de l&rsquo;autonomisation économique des femmes en Afrique. Premièrement, bien qu&rsquo;il y ait plus de services d&rsquo;argent mobile que partout ailleurs dans le monde, l&rsquo;accès des femmes aux services numériques, mobiles et Internet en Afrique est limité en raison de l&rsquo;analphabétisme, du coût, du manque de compétences et des normes sociales.</p>
<p>Deuxièmement, alors que des progrès impressionnants sont réalisés dans l&rsquo;amélioration des compétences des femmes en finance numérique, l&rsquo;Afrique est à la traîne par rapport aux autres régions. Par exemple, la part des femmes ayant des compétences en finance numérique en Afrique du Nord a doublé, passant de 12,5 % en 2014 à 25,7 % en 2018, dépassant la moyenne mondiale d&rsquo;environ 20 %. Cependant, le même chiffre n&rsquo;est que de 12 % pour l&rsquo;ensemble du continent.</p>
<p>Troisièmement, seulement 33 % des femmes en Afrique ont un compte bancaire formel contre 43 % des hommes. Cet écart, associé à un accès limité aux actifs économiques, accroît la vulnérabilité des femmes et leur exclusion des secteurs rentables et des emplois formels. Quatrièmement, les normes sociales ainsi que les préjugés inhérents aux pratiques, produits et services financiers ont un impact négatif sur les femmes.</p>
<p>Enfin, le manque de participation des femmes aux processus de prise de décision, ainsi que dans les domaines financier et technologique, signifie que les politiques et les produits financiers numériques sont peu susceptibles d&rsquo;inclure les perspectives des femmes et de répondre à leurs besoins.</p>
<p>En outre, dans certains pays africains, les femmes sont neuf fois moins susceptibles d&rsquo;avoir une pièce d&rsquo;identité formelle que les hommes, ce qui les empêche d&rsquo;accéder, de posséder et d&rsquo;utiliser les services financiers numériques librement et en toute sécurité.</p>
<p>Parlant du rapport, Mme Edlam Yemeru, Directrice par intérim de la Division Genre, pauvreté et politique sociale de la CEA, a déclaré : « L&rsquo;Afrique est un leader mondial dans plusieurs technologies transactionnelles telles que l&rsquo;argent mobile, mais il reste encore beaucoup à faire pour développer la finance numérique et garantir que les femmes puissent profiter pleinement des opportunités qui en résultent. Cela nécessite de lever un certain nombre d&rsquo;obstacles liés à la connectivité, à la littératie numérique, au coût, aux lois et à la culture.</p>
<p>Elle a poursuivi: « Notre rapport adopte une approche holistique en examinant l&rsquo;écosystème de la finance numérique et définit les options politiques pour que les gouvernements développent davantage le secteur et accélèrent l&rsquo;inclusion financière tout en ouvrant la voie à l&rsquo;autonomisation économique des femmes &#8211; ne laissant personne de côté. »</p>
<p>Le rapport présente 10 réponses politiques que les gouvernements doivent envisager pour s&rsquo;assurer que leur écosystème numérique national soutient, et non défie, l&rsquo;autonomisation économique des femmes.</p>
<p>Les réponses spécifiques incluent donner la priorité à la représentation des femmes dans le secteur, perfectionner les personnes &#8211; en particulier les femmes &#8211; dans la finance numérique, réformer les lois pour une plus grande utilisation de l&rsquo;argent mobile et concevoir des politiques sensibles au genre qui combinent la technologie avec le développement social.</p>
<p>Le rapport propose que des données ventilées par sexe sur l&rsquo;utilisation d&rsquo;Internet, la possession de téléphones portables et la littératie financière fassent partie des enquêtes nationales auprès des ménages afin d&rsquo;éclairer la conception des politiques pertinentes.</p>
<p>Il recommande en outre d&rsquo;intégrer des cadres de finance numérique dans les plans de développement nationaux et de travailler avec les bureaux de crédit pour remédier au potentiel de préjugés sexistes inhérents aux systèmes d&rsquo;évaluation du crédit.</p>
<p>Enfin, le rapport exhorte les pays africains à établir des cadres régionaux de réglementation et de justice de la finance numérique en utilisant la zone de libre-échange continentale africaine comme plate-forme pour permettre les identités numériques et améliorer la coopération transfrontalière.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
