Malgré la raréfaction des ressources halieutiques, le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture a connu une progression en 2024, avec un taux 2,7% des captures et ce, après une chute de 3,3% en 2023
La dynamique dans le secteur notée en 2024 est attribuable, principalement, à la pêche artisanale qui s’est renforcée de 3,6%, note la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) dans son rapport sur la situation économique et financière en 2024 et les perspectives 2025
En effet, le volet artisanal a bénéficié des conditions météorologiques beaucoup plus favorables, ainsi que de la levée de certaines interdictions telles que la pêche nocturne et la capture de mulet noir (dans le cadre du protocole de pêche avec la République Islamique de Mauritanie).
S’agissant des perspectives pour 2025, la DPEE souligne que l’activité de la pêche bénéficierait d’abord des efforts de préservation et de restauration de la biodiversité marine, y compris les habitats.
Elle tirerait profit également des initiatives de développement de l’aquaculture avec l’installation d’unités de production d’aliments de poisson. En outre, l’assainissement de la gouvernance du secteur qui a été amorcée avec la publication de la liste des bateaux de pêche présents dans les eaux sénégalaises devraient permettre de réduire la pêche illicite ou non déclarée.
Enfin, le non renouvellement des accords de pêche avec l’Union européenne (UE) devrait favoriser la reproduction des ressources et être profitable à la pêche artisanale. Au total, le sous-secteur retrouverait progressivement sa dynamique avec une hausse de 2,8% en 2025 contre 2,7% en 2024.
Le protocole de mise en œuvre de l’accord de pêche entre le Sénégal et l’UE, entame il ya cinq ans, est arrivé à expiration le 17 novembre 2024.
Cette décision marque un tournant dans les relations entre les deux parties et intervient dans un contexte de lutte accrue contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), domaine dans lequel l’UE estime que les efforts du Sénégal restent insuffisants.
L’EconomisteSenegal


