Elue en mai 2024 pour un mandat de trois ans à la tête de la Chambre Consulaire Régionale (CCR) de l’UEMOA, Héléna Maria José Nosolini Embalo a présenté le bilan à mi-parcours de la mandature 2024-2027 lors d’une conférence de presse tenue à Lomé le 12 mars 2026.
L’occasion pour l’institution de mettre en lumière les avancées réalisées en faveur du secteur privé et de l’intégration économique dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Organe consultatif de l’Union, la CCR-UEMOA joue un rôle d’interface entre les institutions communautaires et le secteur privé, avec pour mission de promouvoir les échanges commerciaux, l’investissement et la participation des entreprises aux politiques économiques régionales.
A mi-parcours de la mandature, plusieurs initiatives ont été engagées pour renforcer la compétitivité des entreprises de l’espace communautaire. La CCR-UEMOA a notamment actualisé son plan stratégique 2020-2030 et élaboré un plan d’actions 2024-2027 assorti d’un cadre de performance destiné à améliorer le suivi des réformes.
L’institution a également conduit, avec l’appui de l’Union européenne, un programme de renforcement des capacités des organisations du secteur privé sur les règles commerciales de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Dans cette dynamique d’ouverture économique, une mission de prospection a été menée à Barcelone pour établir un partenariat avec l’Association des Chambres de commerce et d’industrie des pays de la Méditerranée, visant à favoriser les échanges et les investissements.
Parmi les priorités majeures de la mandature figure la question du financement des entreprises, un défi structurel dans la région. La CCR-UEMOA a ainsi lancé deux études stratégiques portant notamment sur la création d’un mécanisme régional de soutien et de relance du secteur privé en cas de crise économique. Une autre étude explore la mise en place d’un instrument de financement dédié aux TPE, PME et entreprises artisanales, en partenariat avec les caisses de dépôts et de consignations de la région.
Selon la présidente de la CCR-UEMOA, ces initiatives visent à proposer des solutions durables pour améliorer l’accès au financement des entreprises et renforcer la résilience du tissu économique. Les commissions techniques de l’institution ont également mené plusieurs travaux stratégiques sur des enjeux économiques majeurs pour la région, notamment la formalisation progressive du secteur informel, la compétitivité industrielle, le contenu local dans le secteur minier, l’harmonisation des législations fiscales et commerciales ou encore l’amélioration de l’environnement des affaires. Une étude globale sur le secteur informel est en cours afin d’aboutir à un plan d’actions quinquennal de formalisation progressive dans l’espace UEMOA.
La CCR-UEMOA joue par ailleurs un rôle actif dans la mise en œuvre de la stratégie régionale liée à la Zone de libre-échange continentale africaine, en collaboration avec la Commission de l’UEMOA. L’objectif est de préparer les entreprises de la région à tirer pleinement parti des opportunités du marché africain. Pour la période 2026-2027, l’institution entend accélérer l’opérationnalisation des mécanismes de financement étudiés, poursuivre les réformes favorisant la compétitivité des entreprises et renforcer la coopération avec les partenaires techniques et financiers. « Un secteur privé compétitif et résilient constitue un levier essentiel de croissance, de stabilité et d’intégration sous-régionale », a conclu la présidente de la CCR-UEMOA.
L’EconomisteSenegal


