Le Sénégal a franchi un grand pas dans son ambition de renforcer la connectivité avec la Guinée-Bissau, avec le lancement officiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Sandiniéry – Tanaff – Frontière Guinée-Bissau.
Financé par l’État sénégalais pour un montant de de 23,8 milliards FCFA, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) , le projet vise à consolider les échanges transfrontaliers avec la Guinée-Bissau.
D’un linéaire de 26 kilomètres, cette infrastructure stratégique attendue de longue date par les populations des deux pays frontaliers va aider aussi à renforcer le désenclavement de l’intérieur du Sénégal, à améliorer la mobilité des personnes et des biens. Il contribuera également à la dynamisation de l’économie locale, en facilitant l’écoulement des productions agricoles et l’accès aux marchés.
Il est également prévu la réalisation de 60 kilomètres de pistes rurales, la construction de quatre infrastructures marchandes, d’une gare routière, d’un forage, de 2 000 mètres linéaires de mur de clôture, de huit salles de classe, ainsi que la réhabilitation d’un poste de santé.
Le projet devrait créer 500 à 600 emplois et prévoit l’indemnisation de 202 personnes déplacées pour un budget de 200 millions FCFA.
Le président Bassirou Diomaye Faye qui s’exprimait lors du lancement du projet routier a surtout insisté sur les retombées directes de cette infrastructure sur les conditions de vie des populations riveraines.
Rappelant que les routes constituent un levier essentiel de développement économique, de cohésion territoriale et d’intégration sous-régionale, il a également mis en avant les bénéfices attendus en matière de sécurité routière et d’accès aux services sociaux et économiques. L’EconomisteSenegal


