L’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest africaine (Amf-Umoa) a organisé ce mercredi 24 septembre à Dakar, un atelier de vulgarisation du cadre réglementaire applicable à la gestion des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et des fonds d’investissements alternatifs (FIA).
L’atelier vise à mobiliser les professionnels du secteur financier susceptibles de créer des fonds, à les sensibiliser aux mécanismes réglementaires en vigueur et a encourager une meilleure appropriation des opportunités qu’offre le marché financier régional.
Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des missions de promotion de la transparence et de l’éducation financière de l’Amf-Umoa,fait suite à celles tenues a Lomé (Togo) le 9 juillet dernier et Abidjan (Côte d’Ivoire), le 18 septembre, entre dans le cadre ce processus visant une meilleure compréhension de la réglementation relatif à la promotion et à la gestion des OPCVM et des FIA par les investisseurs et acteurs du marché.
Le cadre réglementaire a en effet connu plusieurs innovations majeures avec l’adoption en décembre 2021 de l’instruction 66-2021 relative aux organismes de placement collectif (OPC) et de leurs sociétés de gestion et, en complément, de 16 circulaires d’application en janvier 2022 pour un dispositif modernisé et mieux structuré.
Prononçant le mot d’ouverture au nom de Badanam Patoki, président de l’Amf-Umoa, Dramane Diarra, directeur des acteurs à l’Amf-Umoa, a cité, entre autres innovations apportées, la réorganisation de la catégorisation des OPCVM, le renforcement du cadre applicable aux FIA et l’encadrement des critères d’investissement et de liquidité par type D’OPC. 
« Plus de trois années après l’entrée en vigueur de cette réglementation, seuls quatre OPCR (organismes de placement collectif à risques) ont été agréés par l’Amf-Umoa. Ce chiffre traduit un intérêt encore limité, en décalage avec les avantages et le potentiel qu’ils représentent pour le développement de notre marché et le financement des économies de l’Union », a mis en exergue M. Diarra pour motiver la tenue de cette série d’ateliers.
Le document de presse fait ressortir un seul agrément pour une société de gestion d’OPCVM, 28 pour les FCP (fonds communs de placement), 4 pour pour les FCPR ( fonds commun de placement collectif à risque) et aucun agrément pour le FCPE ( fonds commun de placement d’entreprise).
« Le présent atelier vise à mettre en lumière les opportunités offertes par le nouveau cadre réglementaire applicable à la gestion collective, notamment en matière de diversification des instruments financiers », a-t-il estimé.
La rencontre constitue selon lui une occasion privilégiée pour familiariser les acteurs avec les nouvelles possibilités d’investissement qu’offrent les OCP sur le marché financier régional.
« Au-delà de votre rôle d’investisseurs potentiels, ce cadre vous ouvre également la voie pour agir en tant que promoteurs actifs de ces instruments », a noté le directeur des acteurs à l’Amf-Umoa, assurant qu’une appropriation effective par l’ensemble des parties prenantes va positivement impacter l’essor d’une industrie de la gestion collective capable de soutenir durablement le financement des économies de l’Union.
L’atelier organisé en format hybride (présentiel et en ligne), a réuni des représentants de banques et compagnies d’assurance, d’institutions de prévoyance sociale et caisses de retraite, de caisses de dépôts, d’investissements et de consignations, de fonds d’investissement et fonds souverains.
Les participants ont suivi avec intérêt les présentations de MM. Gaëtan Parchliniak, consultant de la Banque Mondiale et Mecapeu Gbandah-Kohemun, directeur général de la société ouest africaine de gestion d’actifs (Soaga).
Créée le 3 juillet 1996 et ayant son siège à Abidjan, l’Amf – Umoa est chargée d’une mission générale de protection de l’épargne investie en valeur mobilière et en tout autre placement donnant lieu à une procédure d’appel public a l’épargne dans l’ensemble des Etats membres de l’Union
L’EconomisteSenegal


