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lundi, février 2, 2026

Le PRES pour relancer et redynamiser l’économie sénégalaise en 2026

 

L’année 2026 au Sénégal sera marquée par la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), pour la période 2025–2028, qui prévoit la mobilisation exceptionnelle de 762,6 milliards de recettes additionnelles (3,3 % du PIB) grâce notamment à l’élargissement de l’assiette fiscale.

La mise en place des Comités de maturation et de sélection des projets ainsi que l’opérationnalisation du Comité national sur la dette publique devraient entre autres améliorer l’efficacité des investissements publics, souligne un document de la direction de la prévision et des études économiques (Dpee)  du ministère de l’économie, du plan et de la Coopération du Sénégal.

Le déficit budgétaire est projeté à 5,37% du PIB, soit une réduction substantielle de 2,4 points de pourcentage par rapport à 2025, note la Dpee dans une étude intitulée « Situation économique et financière en 2025 et perspectives 2026 ».

Les autorités du pays envisagent aussi d’initier  des réformes majeures des finances publiques visant à corriger les déséquilibres structurels. La Loi de Finances Initiale 2026 s’inscrit dans la continuité de l’assainissement des finances publiques et marque la première année de mise en œuvre du PRES, baptisé « Jubbanti Koom », pour relancer et redynamiser l’économie sénégalaise, après l’adoption par l’Assemblée nationale du Code Général des Impôts modifié en 2025.

La Loi de Finances initiale 2026 privilégie une politique budgétaire prudente et l’assainissement des finances publiques, tout en promouvant le Partenariat Public-Privé pour soutenir la demande intérieure. L’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ 2026) stimulera les secteurs de l’hébergement, restauration, transport et agroalimentaire.

Ainsi, la croissance du PIB réel est projetée à 5,0 % (contre 7,8 % en 2025), soutenue par le primaire (+6,1 %), le tertiaire (+5,4 %) et le secondaire (+2,9 %). La croissance hors agriculture et hydrocarbures devrait atteindre 5,5 %, contre 3,7 % en 2025.

S’agissant de la gestion budgétaire, l’adoption de la Loi de Finances Rectificative (LFR 2025) intervient dans un contexte international difficile marqué par la révision à la baisse de la croissance mondiale, la montée des tensions commerciales, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les conflits au Moyen-Orient.

Sur le plan interne, la situation budgétaire est caractérisée par la publication en février 2025 des résultats d’audit de la Cour des Comptes et d’un cabinet international sur les finances publiques, suivie de l’accélération du processus de consolidation budgétaire et d’assainissement des finances publiques. Dans ce sillage, le déficit budgétaire est attendu à 7,8% du PIB selon le scénario de la LFR 2025.

L’EconomisteSenegal

 

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