Le Premier Ministre Ousmane Sonko, a présenté lors du Conseil des ministres de ce mercredi 8 avril, le projet de réforme de l’École nationale d’Administration (ENA)
Ce projet contribuera à la formation des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050
Il va contribuer aussi à préserver la crédibilité de cette institution, véritable ascenseur social et levier de cohésion nationale et de démocratisation de l’accès aux hautes fonctions de l’État.
Cette réforme se justifie selon lui, par les limites du décret n°2011-1704 du 06 octobre 2011 portant création de l’ENA et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et aux impératifs de transformation systémique consistant à réinventer le profil adéquat du manager public,
Ousmane Sonko a proposé une réforme selon une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée, favorisant une synergie d’actions pour des objectifs de modernité et de performance.
Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme.
Ce Comité, cadre permanent de concertation, élargi à l’ensemble des acteurs concernés, engagera des concertations et formulera des propositions alignées aux politiques publiques des différents secteurs.
Le Premier Ministre a donné des indications non seulement relatives aux réformes juridiques et institutionnelles, mais également aux réformes pédagogiques et scientifiques.
Celles – ci vont porter notamment sur l’élaboration d’un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret régissant l’ENA, la modernisation des outils de gestion, l’augmentation des ressources financières et leur rationalisation, la nouvelle configuration des sections, la modernisation du matériel d’enseignement permettant de mettre le numérique au centre des enseignements, la mise en place de l’Institut de Formation à Distance (IFD) ainsi que l’adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral
L’Economiste Sénégal


