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S&P Global Rating Africa Summit 2025 : « le futur de la finance sera digital » (Dr Edoh Kossi AMENOUNVE)

 

Le S&P Global Rating Africa Summit 2025 s’est tenu  le jeudi 20 novembre 2025 à Johannesburg, sur le thème : The Path to Capital Markets en présence notamment de Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la Bourse régionale des valeurs mobilières(BRVM).

Le DG de la BRVM a axé son intervention sur le thème « Debating Funding Strategies: From Capital Markets and Private Credits to Blended Finance ». Il a souligné que les marchés de Dette (MD) offrent de nombreux avantages, répondant notamment aux besoins de financement à long terme, avec des volumes plus importants et des maturités qui reflètent les anticipations des investisseurs sur l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt.

Les marchés de Dette offrent un coût de mobilisation des ressources moins élevé par rapport aux autres sources, permettent l’accès à un large éventail d’investisseurs qui leur ouvrent la voie au marché des actions et offrent de la liquidité à travers le marché secondaire, ce qui les rend plus attractifs.

Abordant la question de la technologie et des plateformes digitales, il a souligné que le futur de la finance sera digital. Les bourses ont montré la voie en initiant le trading électronique il y a plus de 40 ans. Mais, a-t-il précisé, elles accusent aujourd’hui un retard par rapport aux télécoms, aux fintechs et banques dans la mise en œuvre de la digitalisation pour accélérer l’inclusion financière. Elles doivent rapidement se connecter à cet écosystème.

En évoquant la finance décentralisée, le DG de la BRVM a rappelé aux participants que, « dans les années 90, nous étions concentrés sur la régulation versus la dérégulation, car on estimait à l’époque que l’assouplissement de certaines règles jugées trop strictes favoriserait la croissance dans l’industrie financière ».

Selon, lui. les résultats ont été mitigés, car les crises (financière, monétaire et sanitaire) ont montré l’importance de la régulation pour protéger les investisseurs et assurer la résilience des économies.

« Aujourd’hui, nous parlons de centralisation versus décentralisation, car les acteurs de la finance et les investisseurs expriment un besoin d’opérer plus librement, avec moins de restrictions et en évitant les lourdeurs administratives. Mais nous devons néanmoins rester vigilants face aux risques, aux incompréhensions ou aux mauvaises utilisations pour défaut de connaissance ou de maitrise », a-t-il dit.

Il a également indiqué que la finance de demain sera digitale. « Cela crée des défis supplémentaires pour les bourses africaines qui n’ont pas encore résolu certaines problématiques existantes — attirer des IPOs, renforcer leur profondeur, accroître leur liquidité, etc. — et doivent désormais affronter la révolution technologique à grande vitesse ».

La rencontre a enregistré d’éminents experts  parmi lesquels Sunil Benimadhu, CEO Mauritius Stock Exchange, Dr. Evans Osano Chief Financial Markets Officer, FSD Africa, British Robinson – Chair Africa Milken Institute International.

Mohamed Damak, Managing Director Financial Institutions Middle East & Africa de SPGRA a modere les debats.

L’EconomisteSenegal

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