Starlink, fournisseur d’accès internet par satellite est désormais est désormais disponible au Sénégal depuis le mercredi 4 février 2026, a annoncé sur le réseau social X Elon Musk, président-directeur général de SpaceX, une firme spécialisée dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial.
Le Sénégal rejoint ainsi la liste des pays africains couverts par le service d’internet à haut débit et faible latence développé par SpaceX, permettant aux particuliers et aux entreprises d’accéder à une connexion internet rapide et stable,
Son déploiement au Sénégal entre en droite ligne de la mise en œuvre du New Deal Technologique, la stratégie nationale de développement et d’accélération de la politique numérique, lancée en février 2025.
L’État sénégalais mise sur Starlink pour connecter un million de Sénégalais. C’est une avancée stratégique majeure pour la connectivité nationale. L’internet haut débit par satellite ouvre enfin l’accès numérique aux zones rurales et enclavées.
Pour les usagers, starlink offre des opportunités clés parmi lesquelles une connexion internet fiable pour les villages et territoires isolé, une accélération de l’éducation en ligne et de la télémédecine, un développement de l’entrepreneuriat, des startups et du télétravail, une réduction de la fracture numérique et appui à la transformation économique. Ainsi, le numérique n’est plus un privilège urbain, il devient un levier d’égalité, de souveraineté et de développement.
En officialisant l’arrivée de Starlink sur le marché national, le gouvernement sénégalais franchit un cap dans sa politique numérique. Ainsi, cinq mille équipements ont été obtenus à des conditions préférentielles afin d’offrir un accès gratuit au haut débit à un million de citoyens au cours du premier semestre 2026. Les autorités ciblent en priorité les localités dépourvues de couverture, les établissements scolaires et universitaires, les centres de formation, les collectivités et les zones frontalières. Cette initiative s’inscrit dans l’ambition d’élargir rapidement l’accès à Internet, de soutenir l’activité économique et de réduire les inégalités numériques sur l’ensemble du territoire.
Sonatel dénonce un manque de transparence
Cependant, cette annonce ne fait pas l’unanimité. Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (SYTS), une entreprise de télécommunications sénégalaise établie en 1985, qui commercialise ses services sous la marque Orange depuis 2006, s’est exprimé à son tour sur le réseau social X, soulevant de sérieuses interrogations sur les conditions d’implantation de Starlink dans le pays. Le syndicat dénonce un manque de transparence et réclame des clarifications sur le cadre réglementaire de cette arrivée.
« Starlink au Sénégal dans un manque de transparence totale. Quel type de licence ou d’autorisation a été accordé à Starlink ? S’il s’agit d’une licence, combien ont-ils payé ? Tout le monde connaît les enjeux de souveraineté qui se posent lorsqu’on travaille avec Elon. Wait and see », écrit le SYTS dans son post. Tout en affirmant ne pas s’opposer à la concurrence, le syndicat insiste sur la nécessité de préserver les intérêts stratégiques du pays dans un contexte de transformation digitale accélérée.
Pour dissiper cette polémique, le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des Postes (ARTP) Dahirou Thiam a rappelé que l’autorisation accordée à Starlink s’inscrit dans un cadre réglementaire bien défini, élaboré de manière concertée. « Starlink, aujourd’hui, a été autorisé sur la base d’un cahier de charges sur lequel l’ARTP a travaillé, en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique », a-t-il expliqué.
L’EconomisteSenegal


