Le projet de loi de finances (PLF) 2026 élaboré par le gouvernement du Sénégal, prévoit des recettes totales estimées à 6 188,8 milliards de FCFA, contre 5 014,3 milliards de FCFA en 2025, soit une augmentation de 1 174,5 milliards de FCFA.
Le ministre des finances et du budget, Cheikh Diba, intervenant ce jeudi à Dakar, au démarrage des travaux de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, a expliqué que les dépenses totales, sont estimées à 7 433,9 milliards de FCFA en 2026, avec une progression maîtrisée de 12,4%, orientée prioritairement vers les secteurs sociaux et productifs.
Selon lui, cette démarche est conforme à la philosophie des nouvelles autorités du pays qui est de « mieux collecter pour mieux redistribuer » et « mieux dépenser pour mieux servir ».
L’un des objectifs majeurs du PLF 2026, a poursuivi Diba, est d’assurer la soutenabilité de nos finances publiques qui va passer par une réforme en profondeur des dépenses budgétaires et des mécanismes de gestion financière.
De ce fait, note Diba, en 2026, le plan d’apurement des arriérés intérieurs va se poursuivre, « pour un meilleur assainissement de la trésorerie de l’État et une restauration de la confiance du secteur privé ».
La maîtrise de la masse salariale demeure également une priorité, assure-t-il, soulignant que par conséquent, les recrutements seront désormais encadrés par des plafonds par ministère.
De même, la digitalisation de tout le processus permettra de suivre les effectifs en temps réel ; l’objectif étant de stabiliser la masse salariale autour de 35% des recettes fiscales.
Parlant de la politique d’endettement, le ministre des finances et du budget affirme qu’elle sera plus sélective et prudente, dans la mesure où elle privilégiera les financements concessionnels, le marché régional et les instruments innovants comme les Sukuks ou les financements verts.
L’EconomisteSenegal


