La société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a officiellement clôturé avec succès son opération de titrisation de créances à travers le fonds FCTC Senelec 2025-2030, levant ainsi 120 milliards de FCFA sur le marché financier régional de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan (BRVM).
Cette opération marque une étape importante dans la stratégie de financement de l’entreprise publique, qui cherche à renforcer sa capacité d’investissement tout en diversifiant ses sources de financement.
Le montage combine une tranche classique et une tranche verte dédiée au financement de projets liés à la transition énergétique.
À travers cette approche, la Senelec ambitionne d’accompagner le développement des énergies renouvelables, la modernisation du réseau électrique et l’amélioration de la résilience énergétique du Sénégal dans un contexte de forte croissance de la demande.
Cette levée de fonds confirme également la montée en puissance des instruments financiers innovants dans le secteur énergétique ouest-africain.
En mobilisant le marché régional des capitaux autour d’un projet structurant, la Senelec renforce sa crédibilité financière tout en consolidant sa vision d’un système électrique plus durable et mieux adapté aux ambitions énergétiques du Sénégal.
Prenant la parole lors de cette cérémonie, le Directeur général de Senelec, Papa Toby Gaye, a salué « une étape déterminante dans l’histoire financière » de l’entreprise publique, mettant en avant le caractère innovant et stratégique de cette opération de titrisation de créances.
Selon lui, cette levée de fonds se distingue par une double innovation majeure : le lancement simultané du premier « Gridbond » et du premier « Sustainability Linked Bond » de cette envergure en Afrique de l’Ouest. Une initiative qui, d’après le directeur général, combine performance financière et engagement durable.
« Avec le volet Gridbond, nous finançons des projets concrets de transition énergétique. Avec le volet Sustainability Linked Bond, nous prenons un engagement contractuel d’indexer notre coût de financement à l’atteinte d’objectifs de durabilité ambitieux », a expliqué M. Gaye.
Le patron de Senelec estime que cette opération permettra à l’entreprise de diversifier ses sources de financement, d’optimiser la gestion de ses créances et de renforcer sa capacité à mobiliser des ressources à moyen et long termes dans des conditions compétitives et transparentes.
Au-delà de l’aspect financier, cette cotation repose sur un partenariat impliquant plusieurs acteurs, notamment BOAD Titrisation, les autorités du marché, des institutions financières ainsi que différents conseils techniques et juridiques. L’EconomisteSenegal


