Les priorités sectorielles retenues dans l’architecture du budget 2026 se déclinent comme suit :
Éducation et Formation : investir dans l’intelligence nationale
Une allocation budgétaire substantielle est dévolue au secteur de l’éducation, de la formation et de la recherche, avec les projections suivantes :
– la construction et la réhabilitation de plus de 400 établissements scolaires ;
– le recrutement de 500 enseignants-chercheurs ;
– le lancement des universités du Sénégal oriental et de Matam ;
– ainsi que la modernisation des lycées techniques.
« Investir dans l’acquisition du savoir et du savoir-faire, c’est consolider notre souveraineté ».
Santé et la protection sociale : « garantir la dignité à chaque citoyen »
Le renforcement du système sanitaire s’articulera autour de :
– la construction de 35 centres de santé dans les zones rurales ;
– le recrutement de 2 500 professionnels de santé ;
– la digitalisation du système sanitaire national.
L’objectif est de rapprocher les services de santé des populations et de consolider la Couverture Maladie Universelle.
Agriculture et la souveraineté alimentaire : « produire globalement ce que nous consommons »
Le budget 2026 soutiendra massivement la transformation agricole par la mécanisation des exploitations familiales, la subvention des intrants, la valorisation des produits locaux, et la relance des filières riz, arachide, horticole et piscicole.
Les Coopératives agricoles communautaires (CAC) seront les piliers de ce processus transformationnel. Notre ambition est claire : atteindre une autosuffisance alimentaire durable d’ici 2028.
Eau, assainissement et résilience climatique
A travers la Stratégie nationale pour l’Eau, il est prévu le lancement :
– des projets du Grand transfert d’eau ;
– de l’usine de dessalement de la Grande Côte ;
– de nouveaux programmes contre les inondations.
Ces investissements visent à garantir l’accès universel à l’eau potable en milieu rural et à renforcer notre résilience face aux effets des changements climatiques.
Infrastructures, Transport et Connectivité
Le budget 2026 prévoit le financement de la deuxième phase du TER, la modernisation de l’Aéroport international Blaise Diagne et la réhabilitation des aéroports régionaux. Des projets autoroutiers, routiers, ferroviaires et maritimes stratégiques comme le corridor Dakar-Bamako contribueront également au désenclavement de certaines zones et à la dynamisation des échanges dans la sous-région.
Jeunesse et emploi : « moteur de la transformation nationale »
En partenariat avec le secteur privé, le Gouvernement déploiera un programme intégré d’insertion de 35 000 jeunes diplômés par an. Dans la même perspective, un soutien appuyé sera réservé à la création d’entreprises par les jeunes et les femmes.
L’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 sera un levier d’investissement, d’emploi et de rayonnement international pour notre pays.
CASAMANCE : paix, développement et justice territoriale
Le Gouvernement réaffirme son engagement à faire de la Casamance un pôle de développement intégré. Ainsi, le déploiement du « Plan Diomaye pour la Casamance » se poursuit en 2026 avec la mise en place d’infrastructures structurantes, la réhabilitation des routes et ponts et le renforcement des programmes de cohésion sociale et de réinsertion économique des jeunes. A cet effet, plusieurs projets d’envergure continueront d’être mis en œuvre tels que le projet d’assistance à la lutte anti mines en Casamance PALAC, le programme de développement économique de la Casamance (PDEC) et le projet de relance du tourisme en Casamance » pour un coût global de 11,481 milliards FCFA.
A cela s’ajoute la consolidation des moyens d’intervention de l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC).
Le « plan Diomaye pour la Casamance » permettra aussi le désenclavement et l’accès à la zone sud du pays avec les rénovations des aéroports de cap Skirring et de Ziguinchor pour un montant de 7,4 milliards FCFA ainsi que l’aménagement et la réhabilitation des routes « Farim-Tanaff-Sandiniéry » ainsi que « Senoba-Ziguinchor-Mpack » pour un coût global de 32,53 milliards FCFA. Dans les domaines agricole et agro-industriel, l’accent sera mis sur la mise en œuvre de l’agropole sud pour 48,42 milliards FCFA. L’EconomisteSenegal


