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mardi, mars 5, 2024

Le département Afrique du FMI déterminé à préserver la dynamique de croissance dans l’UEMOA

La zone de l’Union monétaire ouest africaine est demeurée « résiliente » face aux nombreux chocs endogènes et exogènes qui ont fortement influé sur les finances publiques,  a dit le Président du Conseil des Ministres de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA), Adama Coulibaly.

Le Président du Conseil des Ministres de l’UEMOA prenait part, le jeudi 13 avril, à Washington, à une réunion de haut niveau entre l’UEMOA et le Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI), organisée dans le cadre des réunions de printemps des Institutions de Bretton Woods sur le thème « Maintenir la stabilité macroéconomique pour préserver la dynamique de croissance dans l’UEMOA ».

Il était accompagné de plusieurs ministres statutaires, du Président de la Commission de l’UEMOA, du Gouverneur de la BCEAO, du Secrétaire Général de la Commission bancaire et du Président de l’AMF-UMOA.

Cette rencontre a servi de cadre d’échanges autour du rapport de la consultation régionale du Département Afrique du FMI auprès des institutions de l’Union, en l’occurrence la Commission de l’UEMOA, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Commission bancaire et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF-UMOA) au titre de l’année 2022.

Adama Coulibaly, également ministre de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire, a expliqué que cette situation est à l’origine du « déficit  budgétaire que nous considérons comme temporaire », soulignant que les Etats membres et les Institutions communautaires s’attèlent au rétablissement des grands équilibres macroéconomiques.

Lors de sa première session ordinaire 2023, tenue le 31 mars,  au siège de la BCEAO, le Conseil des Ministres de l’UEMOA a noté une dégradation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, qui se situe à 6,8% du PIB à fin décembre 2022 contre 5,4% un an plus tôt.

Cette évolution, selon le Conseil des Ministres de l’UEMOA, résulte notamment d’une augmentation des dépenses des Etats, en liaison avec les mesures de lutte contre la vie chère et la poursuite des programmes d’investissement.

A cet effet, rappelle-t-on, au titre du financement des budgets, les Etats ont mobilisé 8.476,9 milliards de FCFA en 2022 sur le marché des titres publics et 2.022,9 milliards au premier trimestre 2023.

A la suite du Président du Conseil, le Président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a rappelé que, depuis des années, « les Etats mènent des politiques macroéconomiques responsables », et n’eut été la pandémie de Covid-19 et les chocs qui ont suivi, ils se seraient engagés sur une trajectoire de convergence.

Aussi, il a indiqué que malgré la suspension du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité, la surveillance multilatérale s’est toujours poursuivie sur la base des orientations de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA et les travaux en cours devront déboucher sur un nouveau pacte.

Abdoulaye Diop a souligné le bon taux de croissance économique de l’Union qui doit être sauvegardé et consolidé pour assurer la qualité et la soutenabilité des indicateurs macroéconomiques et budgétaires à moyen et long terme.

Pour sa part, le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a indiqué, notamment, que la politique monétaire de l’Union s’attèle à une gestion adéquate de la liquidité et à créer des marges pour soutenir les politiques économiques des Etats membres.

Pour le Directeur du Département Afrique du FMI, Abebe Selassie, la zone UEMOA est une « région phare » et devra s’efforcer pour  sauvegarder cette position.
L’Economiste Sénégal

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